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 Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]

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MessageSujet: Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]   Sam 22 Fév - 22:22

Une longue journée venait de s’achever. J’avais eu du travail, des rencontres et du temps pour moi. Malgré sa longueur, ma journée fut tout de même intéressante… J’ai partagé quelques moments avec Nath’, discuté autour d’un café avec Allison et j’ai offert une bonne heure de repos au petit Stilinski. Je souriais doucement en repensant à ma belle journée. Je ne m’étais jamais sentis si heureuse… Je lâchais un délicat soupir en passant le savon sur mon corps. Il était tard et j’étais bien fatiguée. Cette journée devait être une journée normale pour beaucoup de gens, mais pour moi, c’était une journée exceptionnelle. Pouvoir partager du temps avec des… Amis, c’était juste formidable… Je sortis lentement de ma salle de bain, me séchant les cheveux avec ma serviette. J’allais passer une très bonne nuit, pour une fois… Du moins je l’espérais. Un frisson d’angoisse agita mon échine tandis que le silence assourdissant de ma maison se délectait de ma solitude. J’enfilais une nuisette ainsi qu’un boxer pour la nuit. Je me glissais délicatement dans mes draps, fixant le plafond pendant un long moment. Etait-ce donc cela que de vivre normalement ? Cela procurait vraiment autant de satisfaction et de joie que d’être entourée de personnes qui partagent de la sympathie avec vous ? Un sourire étira mes lèvres. J’étais vraiment heureuse… Je fermais doucement les yeux, attendant le marchand de sable de pied ferme. Je n’allais pas faire de cauchemars, pas cette nuit. Je me sentais trop bien pour succomber aux ténèbres de mon esprit. Je serais plus… Forte… Que… Lui… Le sommeil que j’attendais depuis un petit moment fini par venir me cueillir au creux de mon lit. Je l’attendais avec le sourire, me préparant à cette folle soirée.

Le mouvement de balancier régulier me berça doucement. J’étais bien dans ce lit… Je ne remarquais même pas que le bateau avait quitté le port… J’étais si fatiguée que je m’étais endormie comme une souche dans ma cabine. Quelle idiote… Le bruit d’une porte qui s’ouvre me fit ouvrir délicatement les paupières. Un beau jeune homme venait d’entrer, me saluant avec élégance. Mon sourire lui répondit tandis que je me frottais doucement les yeux. Celui-ci venait tout juste de me rapporter mes derniers bagages. Un amour ce garçon… Je me levais lentement de mon lit et je glissais un billet dans son veston avec un petit clin d’œil complice. L’homme me remercia mille fois avant de prendre congé, me laissant me mettre à mon aise. Nous devions voguer depuis un long moment… Je regardais par le hublot de ma cabine, savourant le délicieux spectacle de l’océan s’étendant à perte de vue. J’avais pris ce bateau dans le but de rejoindre le nouveau monde… Un pays de liberté où nous pouvions devenir ce que nous voulions, laissant notre passé derrière nous et nous ouvrant à l’avenir. Je sortis de ma cabine pour faire une petite visite de l’immense structure. C’était un petit bijou d’artisanat… On se sentait en sécurité à son bord… Mon esprit laissa libre court à son vagabondage, m’offrant la liberté de profiter du paysage. Je ne me posais plus de questions, je savais que mon avenir était devant moi, de l’autre côté de l’océan… Une si belle étendue azure, mère de tous les espoirs, de tous les rêves de ses pratiquants… J’imprégnais mes poumons de l’odeur saline de l’air ambiant. Je croisais des hommes, des femmes, des enfants… Tout ici me ravissait, me rendait heureuse et satisfaite d’avoir choisis cet endroit…

Il était tard le soir et beaucoup de monde était déjà couché. J’étais dans ma cabine, profitant du spectacle nocturne de l’océan. C’était si beau, si enchanteur… Jusqu’à l’impact… Une violente secousse ébranla le navire, me faisant perdre l’équilibre. Que se passait-il ? L’alarme se déclencha et un chaos émergea au cœur du bâtiment. J’ouvris la porte précipitamment, cherchant à comprendre ce qu’il se passait. J’attrapais le porteur de bagages qui m’annonça qu’un des moteurs du navire avait explosé et que nous prenions l’eau par l’arrière. Moi qui me pensais en sécurité sur ce grand navire… Je me retrouvais piégée comme un rat… Je sortais de ma cabine, allant vers l’extérieur du navire, cherchant les embarcations de sauvetage. Il me fallait sortir d’ici… Le bateau se mit à pencher en arrière, renversant le mobilier sur les passagers… Faisant des victimes en tout genre, dont moi, assommée par une armoire. Je m’étais effondrée au sol, inconsciente pendant plusieurs minutes. Le froid glacial de l’eau de mer, accompagné des vociférations du garçon des bagages me sortirent des ténèbres. Il fallait partir… Mais où ? Où étais-je ? Pourquoi tant de chahut ? Un bateau ? Pourquoi étais-je sur un bateau ?? J’étais complètement perdue, ma tête me faisant mal et mes souvenirs s’évaporant de mon esprit. Je venais de perdre 80 années de ma vie… J’allais à l’extérieur du bâtiment, suivant le jeune homme pour aller aux canaux de sauvetage. Malheureusement, ce dernier se fit faucher par un câble qui venait de céder, se retrouvant disloqué en deux morceaux… Je poussais un hurlement, horrifiée par la scène. Le navire pencha une nouvelle fois, me faisant glisser jusqu’à l’eau. Mon corps se pétrifia, mon esprit s’affola… Allais-je finir ici… ? Je tombais dans les profondeurs glacées de l’océan, luttant pour remonter, pour respirer… Je ne voulais pas mourir… Pas maintenant que je commençais une nouvelle vie… Je parvins alors à revenir à la surface par je ne sais quel miracle… Il fallait que je vive… Que je le fasse entendre… Je ne me souvenais pas de pourquoi, mais je devais arriver là où j’allais… Mes poumons se dilatèrent, laissant alors s’échapper une puissante vocifération, semblable à celle d’un damné qui cherchait à se faire entendre…

J’ouvris brutalement les yeux, me retrouvant au milieu d’un lac en forêt. Je me mis à paniquer, sentant ma gorge me brûler… J’avais réellement criée… Je me débattais comme un animal, cherchant à sortir du milieu de l’eau par tous les moyens… Comment étais-je arrivée ici ? Encore un rêve ? Un souvenir ? Le souvenir de ma perte de mémoire… C’était… Troublant… Mon esprit était emplit par le chaos, autant que mes poumons étaient emplit d’eau… Je m’agitais dans ce liquide glacé, provoquant des remous et des éclaboussures dans tous les sens. Je ne me débattis pas bien longtemps… Je commençais déjà à sombrer… Je vis la surface s’éloigner de plus en plus, m’arrachant le cœur. Je ne voulais pas… Je ne voulais pas mourir… Pitié… Mes yeux commencèrent à se fermer lentement. Je n’avais plus assez d’air pour me débattre… Je ne pouvais que sombrer…

Un bruit capta mon attention, comme si quelque chose venait de tomber dans l’eau. Une deuxième victime certainement… J’étais en pleine panique et je ne pouvais pas le manifester… Je sentis mon corps se faire empoigner fermement puis remonter des abysses. Je me retrouvais rapidement hors de l’eau, sur l’herbe fraiche de la nuit. Une contraction de mes poumons me fit tousser, m’obligeant à recracher l’eau qui s’y était accumulée. Je me tournais sur le côté, reprenant mon souffle un instant avant de reculer rapidement, me réfugiant derrière un arbre en fixant l’étendue d’eau devant moi. J’étais paniquée, choquée, affolée par ce qu’il venait de se produire… Jamais je ne me rapprocherais d’un point d’eau… Je balayais rapidement mon environnement des yeux, cherchant ce qui m’avait tirée hors de ce piège infâme… Mon regard se posa alors sur un homme, grand, ténébreux et… Physiquement très attrayant… Mon esprit de fit qu’un tour et je me jetais littéralement sur l’homme, avec plus de force que je ne l’aurais voulus… Le plaquant au sol en me serrant contre lui comme à une bouée. Il m’avait sauvée… Il m’avait permis de vivre… Je me mis à pleurer contre son torse, instinctivement. Je relevais la tête vers lui, ignorant son expression de « non mais qu’est-ce que tu fais? » gravée sur son visage. Je plantais mon regard trempé de larmes dans le sien avant de lui dire d’une voix empreinte de mes sanglots.

- « Merci… Merci infiniment… Je… Je ne te… Remercierais jamais… Assez… Tu… Tu m’as sauvée… Tu… Merci… ! »

Je reposais ma tête contre son torse, m’agrippant fermement à son corps, ne voulant pas m’en détacher. Je ne savais pas qui il était… Mais il devait être quelqu’un de bon… Un ange de la nuit…
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MessageSujet: Re: Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]   Mar 25 Fév - 12:22

La peur était une réaction physique ou psychologique, un scénario créé de toutes pièces par nous-même en réponse à une situation de stress qui pouvait risquer de déstabiliser notre sécurité. Si nous assimilons la peur à un arbre comprenant de multiples racines, certaines récentes, d’autres très anciennes, nourrissent de nombreuses branches et offrent des fruits, plus ou moins mûrs, plus ou moins véreux. La peur avait une nature polymorphe et possédait plusieurs faces. Et même en connaissance de multiples peurs, une seule peur-racine était en réalité au cœur de l’arbre de la peur et elle le nourrissait en permanence par nos pensées, nos désirs, nos idées et conditionnements liées à notre passé, notre vécu, nos identifications, nos images, nos rôles sociaux et familiaux. Le socle de l’égo-observateur que nous exprimions est la sève même de l’arbre de la peur. Nous étions notre racine-mère.  L’arbre de la peur donnait à voir des émotions qui naissaient de ses racines ancestrales préenregistrés dans la structure corticale de notre cerveau ; peur de mourir, peur d’être noyer, peur du feu, peur de l’éclair, peur de la nuit noire. Ces émotions préprogrammées étaient solidement ancrée en nous et déterminaient notamment les réflexes immédiats de survie face à un danger imminent. Ces peurs-là étaient viscéralement installés en nous et tant que mémoires archaïques prêtes à être activées à la première alerte d’agression externe. D’autres racines liaient des situations sensorielles physiques, à l’inconnu ou à l’imaginaire, développant des nutriments et ainsi nourrir les branches de peurs fondées sur l’illusion, la croyance, la subjectivité.

Ces racines et branches généraient des fruits que l’on pouvait assimiler à des réactions nées des peurs et que nous mettions systématiquement en place. Comme par automatisme. Ces fruits que ces branches donnaient étaient donc partagés en deux groupes, d’un côté, ceux les plus pourris, regroupant la culpabilité, la dévalorisation narcissique, la colère, l’inhibition, l’opposition, la fuite, le combat, la violence, la guerre, le fanatisme. De l’autre, ceux plus mûrs qui ne seront là qu’à faire contre balance à ces fruits aux cœurs pourris et à la peau empoisonnée. Toute peur de quelque nature qu’elle soit, qu’elle soit physique ou psychologique, peur d’être violenté, d’être agressé, d’être blessé ou de blesser moralement, peur de la solitude, peur de perdre quelque chose, ses biens, son emploi, son prestige, son image de marque ou quelqu’un, sa femme, ses enfants, ses parents, peur de manquer, de nourriture, de temps, peur d’être abandonné, de ne plus être reconnu, peur de ne plus être aimé, engendre ces fruits-là. Ils étaient ceux qui nous effrayaient, ceux qui nous faisaient trembler et nous terrifiaient.

L’arbre de la peur se résumait donc à une énergie polymorphe se traduisant par une série d’émotions fortes et intenses générant des réponses corporelles et réactives, une sonnette d’alarme qui se déclenchaitt, suite à une menace semblant imminente, un corpus  ‘parlé’ de l’intérieur psycho-physiologique pour protéger notre sécurité et veiller sur notre intégrité physique. L’égo, observateur tronqué, filtrant toute son existence, passant au crible toute son existence à travers ses conditionnements personnels. Il était le langage de toute personne, tout ce qui était généré par nos croyances, pensées, images, désirs, émotions, par ce tout nous-même.  L’auto-construction névrotique dont le fonctionnement était répétitif, compulsif, quasiment inconscient, du moins, dépourvu de conscience non duelle. L’égo était notre propre construction, ce disque pré formaté qui nous parlaient. Nous étions notre propre langage et c’était ce langage parlé qui nous manipulait, nous orientant dans les choix, nous imposant ses peurs, ses croyances, qui nous pensait, dictait ses volontés, qui nous disait ce que nous devions ou ne pas faire, qui ne nous consultait pas, qui agissait de sa propre autorité. Tel Pinocchio, pantin de bois sans vie mais existant dont les fils étaient tenus par les mains de Gepetto, l’égo. L’arbre de la peur n’était donc que notre propre construction, rien de plus, rien de moins. Il a une existence puisque nous lui donnions cette existence mais n’a pas d’êtreté. Il existait tant que nous existions et mourrait avec l’émergence de l’être qui est libre et dépouillé de toute dépendance.

Au fil des années, nous édifions ainsi les murs de notre propre prison. Impossible d’y sortir, prisonnier de notre propre être. Cette sensation étrange, je l’avais déjà ressenti. Mes murs me frôlaient à chaque seconde. J’avais cette sensation d’étouffement et de bien être mélangé. Comme si ma conscience m’envoyait une décharge de morphine pour que je ne me rende pas compte de cette prison qui s’avançait, se renfermant lentement vers moi, me condamnant à la mort lente et imprévu.  Et j’essayais d’y échapper, à chaque instant de ma vie, je courrais pour que les murs ne se renferment pas sur moi. Mais au final, j’en étais venu à ressentir cette sensation de léthargie qui m’en faisait oublier ma mort imminente. Cette même léthargie, j’arrivais à l’oublier, à ressentir à nouveau lorsque je courrais. Mon subconscient arrêtait de s’écrêter cette substance se rapprochant de la morphine et j’arrivais à ressentir ce sentiment d’oppression ainsi que les autres. Alors je courrais plus vite dans cette forêt qui était mon terrain de jeu, mon territoire jusqu’à ce que quelque chose d’anormale ne m’arrête sur place. J’arrivais à discerner parmi le bruit constant de la forêt, un bruit, des mouvements paniqués. Et lorsque je reniflais l’air, je pouvais sentir clairement la peur la plus primaire, la plus forte. Quelqu’un était en danger.

Sans même y réfléchir, je courrais jusqu’à l’odeur, mes sens en éveil. J’accélérais en me rendant compte que la vie de cette personne en danger s’évaporait bien trop rapidement. L’origine des cris fut identifier comme le lac et après une mini seconde d’hésitation, je plongeais, ne m’arrêtant en aucun cas sur qui j’étais en train de sauver. Je serais son corps contre le mien, identifiant la personne comme féminine et la sortais de l’eau. C’est après être sûr qu’elle n’était pas en insuffisance que je me rendais compte que je venais de me jeter à l’eau pour secourir une parfaite inconnue sans une once d’hésitation. Et que je  venais par la même occasion de bousiller mes vêtements. A peine eu-je le temps de me lever que la victime me plaquait au sol, m’arrachant un grognement. Ses pleurs m’atteignirent, en pleins cœur même si mon visage continuait d’afficher cette expression du « je vais t’égorger avec mes dents si tu dégages pas. » J’étais sensible à la douleur humaine, vivant et survivant avec elle chaque jour. Et je n’aimais pas la voir chez d’autre. Je préférais être le seul à l’avoir, preuve d’égoïcité héroïque. Je la dévisageais, ne bougeant pas, seulement perturbé par sa beauté de porcelaine, sa face première qui semblait des plus fragiles. Pris par le cadre, ma main venait se loger contre sa joue, chassant ses larmes, mon regard concentré sur ce geste que j’effectuais. Et puis, la magie se brisait, comme à chaque fois.

« Commence par arrêter de me prendre pour ton oreiller et je considérerais tes remerciements. »

Un grognement caverneux roulait le long de ma gorge alors que je n’attendais pas qu’elle bouge, la repoussant sans douceur à côté. N’aimant pas la sensation de mon t-shirt collé contre ma peau, je m’en débarrassais, le déchirant en tirant un peu trop fort et le jetait plus loin avec rage. Je me redressais, l’ignorant superbement, la laissant reprendre ses esprits alors que j’observais mon entourage, le reniflant pour repérer si possible une autre menace. Lorsque je me rendais compte que la voie était libre et que la forêt était calme, je me tournais vers elle, la dévisageant, le visage fermé.

« Que foutais-tu dans ma forêt ? »

Aucune douceur, je ne voulais pas lui donner ma pitié, n’appréciant pas qu’à l’inverse, je fasse pitié. J’appliquais les mêmes codes que je voulais qu’on suive avec elle. Attendant sa réponse, j’évitais un maximum de la regarder, magnétisé par son regard et son aura d’une façon des plus étranges. Alors je m’adonnais à observer mon territoire, croisant les bras sur mon torse encore trempé, ne pouvant me sécher ni la sécher … J’allais devoir l’emmener chez moi ou l’abandonner ici.


Dernière édition par Derek Hale le Mer 26 Fév - 10:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]   Mar 25 Fév - 18:33

J’étais vivante… Vraiment, je m’en étais sortie… Je resserrais mes bras autour de l’imposante stature de mon sauveur. La douceur de sa main me fit fermer les yeux un instant, frissonnant de plaisir à ce contact réellement doux et attentionné… Je ne pensais pas qu’un homme serait capable d’une telle douceur envers moi… Je désirais que ce contact dure toujours… Que ce moment intense ne s’arrête que lorsque j’en serais rassasiée… Mon esprit reprenait lentement pied, me faisant soupirer doucement au tendre mouvement de cet homme qui m’avait sauvé la vie… J’ouvris doucement les yeux, m’attendant à de douces paroles, des paroles qui reflèteraient la douceur et la délicatesse de cet homme… Je perdis mon expression béate en entendant sa voix sombre résonner… Je fronçais les sourcils en le regardant bêtement. Cet homme avait un don… Le don de foutre en l’air la moindre parcelle de douceur et de romantisme que pouvait porter ce monde… Il était unique en son genre… Il se releva sans prendre la peine de montrer un peu d’attention envers moi… Ce type était-il aussi intelligent que délicat… ? Je me redressais pour m’assoir, le fixant pendant qu’il balayait la forêt du regard. Ben quoi ? Il était garde forestier et n’aimait que les écureuils ? Sérieusement ? Ce que je foutais dans sa forêt ? Ok, il m’énervait déjà… Je me relevais sans perdre une minute, sentant mon esprit combatif s’attiser au contact de sa nonchalance. J’allais lui en coller une… J’allais lui botter le cul et lui faire bouffer ses noisettes par le nez… Je fulminais de rage. Ce genre d’homme… Tous les mêmes ces mâles décérébrés qui ne pensaient qu’avec leur phallus… Je ne m’étonne pas de l’expression masturbation cérébrale… Certains devaient avoir un bien petit cerveau… Je le jaugeais en l’observant de bas en haut. Ok il me dominait d’une tête, et alors ? J’en ai castré des biens plus grands… Je me plantais devant lui, le regard teinté de colère.

- « Écoutes moi bien Davy Croquet, tu penses sérieusement que je serais venue dans TA forêt, en pleine nuit, à peine vêtue d’une nuisette pour plonger au milieu de TON lac alors que je ne sais pas nager ? Et que je suis hydrophobe ? Tête de pioche ! »

Je me mis à grogner malgré moi, mettant un violent coup de pied dans une racine, la fracturant mais me blessant également les doigts de pied dans un « Putain !!!! » qui résonna dans la forêt. Je me laissais tomber par terre, trempée et épuisée par les évènements. Ma colère avait fini par s’éteindre, laissant place à un grand vide émotionnel qui me fit pleurer. J’en avais juste ras le bol… Je ne supportais plus de dormir quelques heures par nuit, de faire des cauchemars toutes les nuits, de me réveiller dans des positions étranges, dans des lieux que je ne désirais pas, dans des situations qui me mettaient en danger… Ou qui menaçaient la vie de ceux qui m’entouraient… Je fondais littéralement en larme, tremblant de froid dans cette tenue qui n’en était pas une… Je voulais rentrer… Me mettre au chaud, me changer, respirer, me calmer… Je passais mes mains dans mes cheveux, me tenant la tête en laissant ma tristesse et ma frustration s’évacuer par mes yeux, laissant ces émotions couler sur mes joues pour s’écraser au sol, quittant mon corps et mon esprit pour me libérer d’un poids… J’en avais assez… Je voulais rentrer… Mon doigt de pied meurtri commença lentement à cicatriser, me provoquant une horrible migraine qui m’arracha un gémissement de douleur. Pourquoi je ne pouvais pas guérir comme les loups ? Pourquoi avais-je des migraines à chaque cicatrisation… ? Je me massais les tempes, sanglotant dans l’herbe froide de la nuit. Le vent vint me mordre sauvagement, me provoquant frissons et tremblements. Je tournais lentement la tête vers mon goujat d’ange qui avait viré son T-shirt trempé. Je détaillais son corps un instant, perdant mon regard dans ses courbes. Il devait être sportif… Vu sa carrure… Je remontais lentement mon regard pour arriver à ses yeux. Il fuyait mon regard… Se sentait-il fautif ? S’interdisait-il tout contact avec la civilisation ? N’aimait-il que les écureuils… ? Peut-être qu’il n’arrivait pas à être « gentil » malgré ses tentatives… Il devait être comme un animal sauvage qui tentait de prendre contact avec la civilisation. Avais-je été trop dure avec lui… ? Devais-je lui laisser une nouvelle chance ? Je frémissais en me relevant, marchant lentement vers lui en fixant son visage. Je rangeais une de mes mèches humide derrière mon oreille avant de lui adresser la parole d’une manière beaucoup plus douce que précédemment.

- « Excuses moi… Avec tout ça… J’en ai juste marre… Tu habites dans le coin ? Ou as-tu une voiture ? J’aimerais rentrer… Je meurs de froid… »

Je resserrais mes bras autour de mon corps, frissonnant et frémissant au contact du vent. Je voulais rentrer… Chez lui, chez moi, à l’hôtel… Je n’en avais strictement rien à faire, je voulais juste être au chaud et me reposer. Je voulais m’éloigner le plus possible de ce point d’eau qui avait failli m’arracher la vie… Je baissais légèrement le regard, m’approchant un peu plus mais pas trop non plus, cherchant simplement mais vainement à me protéger du vent de la nuit…
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MessageSujet: Re: Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]   Mar 4 Mar - 7:43

J’avais fait ma BA du jour, je devais être content. Je suppose. Mais je n’étais pas celui qui faisait des bonnes actions chaque jour. J’en étais plutôt son parfait antonyme. Je n’étais pas celui qui sauvait l’enfant, j’étais celui qui le dévorait, tel le monstre que j’étais. Je ne voulais pas être pris pour le gentil alors que je ne l’étais pas. Je ne voulais pas qu’on me sourit et qu’on me fasse confiance. J’étais mieux ainsi. Crains et respecté en apparence. Car je savais que derrière moi, ils parlaient. Je savais que l’humanité préférait se cacher pour parler, bien trop faible pour affronter la vérité, la menace subjacente. Mais cela ne changeait pas. Je n’étais pas le gentil héro que tout le monde souhaitait. Je n’étais pas un prince charmant qui réveillerait sa princesse endormie. J’étais le méchant, celui qui arrachait le cœur des princesses, celui qui était détesté et que personne ne voulait approcher. J’étais ce personnage-là. Alors ce n’était pas dans mes habitudes de sauver ainsi une vie. Surtout que je ne connaissais pas cette personne et elle pouvait être n’importe qui et surtout quelqu’un qui en veux à ma famille ou à moi-même directement. Comme ce loup Alpha qui était venu me voir. Qui désirait les services de ma famille pour crée une meute. Sauf qu’il n’y avait plus que moi et Cora et je désirais la protection de ma sœur, à tout prix. Quitte à devoir offrir ma vie si c’était pour sauver la sienne. De toute façon, qui me retenait sur ce bas monde ? Le silence. Silence radio. Silence de mort. Mais si j’avais offert ma vie, celle de cette jeune femme aurait aussi été prise par la nature. Grâce à moi, elle pouvait encore ce permettre de vivre un peu. Elle pouvait se permettre de continuer à survivre dans ce monde encore quelques instants. Avant que la vie ne vienne prendre ce qu’elle a donné un jour. Je pouvais bien me permettre de lui donner quelques instants de vie en plus mais ça ne changerait rien de sa finalité. Comme de la finalité de chaque être vivant. Mais je me demandais si je n’avais pas plutôt dû la laisser plonger, la laisser sombrer. Je me demandais si je n’avais pas écouté ses cris d’appel ce que cela aurait changé. Un être de moins contre un qui naissait, ce n’était pas plus grave, si ?

Puis, si c’était pour me parler ainsi, elle aurait tout aussi put rester dans les bas fond marin. Elle était une insolence qui m’agaçait déjà. Je réfrénais mes pulsions animales, comme à chaque fois. Ces pulsions qui me demandaient juste de lui sauter dessus pour lui retirer la vie. Mais je ne devais pas. Il voulait un humain, pas un monstre. Si je voulais espérer le revoir, je devais montrer que je n’étais pas un monstre même si j’allais devoir me convaincre moi-même. Je l’observais d’un œil critique détruire un arbre et surtout se détruire le pied. J’avais même sentis ses os craquer sous l’impact, me tirant une moue satisfaite. Je n’allais pas éprouver du plaisir à lui faire du mal mais à la voir s’en faire. L’une des satisfactions de mes instincts primaires. Je grognais, refusant de me dire que j’avais aimé la voir ce faire mal. Je devais être empathique et non sadique. Mais je n’arrivais pas à l’être. Je n’éprouvais pas de sentiment quelque peu positif envers elle ou envers sa blessure. J’aurais pu tout aussi m’avancer, envelopper une partie de sa peau de ma main et lui prendre sa douleur. Ça aurait été empathique mais je n’en éprouvais aucune envie. Je ne voulais pas l’aider. Je n’étais pas l’héro. J’évitais à nouveau son regard, me demandant ce que je pouvais faire pour que je ne sois pas pris pour un monstre, pour que je ne la fasse pas réagir aussi violemment. Car c’était mon comportement qui l’avait énervé, j’en étais sûr. Mais je n’avais en aucun envie de faire d’effort, du moins, pas pour elle. Elle était une inconnue, un ennemi peut être mais en aucun cas quelqu’un qui me fera faire des efforts.

Je le faisais pour lui, pour ma famille, pour ceux qui étaient important pour moi. Sentant un mouvement derrière moi, je me retournais, instinctivement, je me baissais légèrement pour prendre une position de défense au cas où mais en comprenant qu’elle ne me voulait aucun mal, je repris une position droite, ne tournant pas le regard vers elle, sachant qu’elle pourrait m’adoucir d’un regard. J’étais faible en ce moment et beaucoup s’en jouait. Je n’aimais pas ça, être faible. Je me tournais cependant vers elle lorsqu’elle s’excusait. J’haussais les sourcils d’un geste las, ne désirant pas la ramener chez moi. Je n’étais pas le sauveur et la ramener dans ma demeure pourrait être une grande erreur. Elle pouvait encore être un ennemi qui essaie de m’amadouer. Mais la laisser mourir ici n’était sûrement pas la solution. Je serais encore accusé de meurtre étant donné que le lieu du crime est sous mon nom. J’allais donc devoir la ramener, je ne voulais pas plus d’ennuis comme ça.

« C’est pas loin. »

Fut les seuls mots que je lui donnais avant de prendre le chemin inverse. J’avais une petite réserve d’eau chaude pour qu’elle puisse se chauffer si elle le voulait et j’avais de quoi sécher chez moi. Je pourrais l’accueillir le temps qu’elle se sèche et ensuite la chasser de chez moi. Je n’étais pas homme à vivre avec d’autres, j’étais un solitaire, un animal qui se reculait de la civilisation, effrayé par cette dernière. Je jetais par moment des coups d’oeils en arrière pour voir si elle suivait mon rythme et je ralentissais lorsque je la voyais en difficulté, inconsciemment. Si elle se perdait dans ma forêt, elle serait capable de se faire dévorer par les prédateurs qui rodaient dans la forêt. Certes, j’en faisais partis mais je ne tuais pas pour le plaisir, j’étais un prédateur non un tueur. J’attaquais car on m’attaquait en premier. C’était juste de la défense. Rien d’autre. Pas de meurtre, juste de la défense. Mais au nom de la justice, c’était un crime aussi. Soupirant, je pressais quelque peu le pas lorsque je m’approchais de chez moi, sentant l’odeur caractéristique du bois brûlé. Cette odeur éveillait toujours des sensations en moi, des sensations bienveillante comme néfastes mais ça restait des souvenirs et je les acceptais. Je souffrais en silence. Comme toujours. Lui ouvrant la porte de chez moi, je la laissais aller où elle voulait, la surveillant tout de même.

« La salle de bain est la troisième porte au fond, il y a des serviettes et je t’apportes quelques rechanges plus sec. »

Un bon hôte ? Non, juste un en apparence pour qu’elle dégage plus vite et que je retrouve ma solitude.
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MessageSujet: Re: Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]   Mer 5 Mar - 11:48

Le silence de la nuit commençait à m’angoisser… Je n’étais pas du genre à avoir peur en règle générale… Mais là c’était différent… Ce coup de froid m’avait pétrifiée et je restais encore craintive. Je baissais les yeux face à la muraille de muscles présente devant moi. Il en mettait du temps à me répondre… A croire qu’il pesait le pour et le contre… Etais-je tombée sur un tueur psychopathe qui aime découper les orteils des femmes pour s’en faire des colliers… ? Cette idée était pas mal flippante… J’avais le chic pour me faire toujours plus peur que d’ordinaire… Sa voix grave brisa doucement mais sèchement le silence de la nuit, m’accordant une lueur d’espoir. Il vivait dans le coin… Quelle chance… Je lui aurais volontiers sauté au cou si j’ignorais que j’allais me faire rembarrer copieusement…Il ouvrit la marche et je me contentais de le suivre, muette comme une tombe. Je fixais le sol, perdue dans mes pensées, cherchant à réunir les détails fragmentés de ma mémoire. Ce bateau… C’était mon point de départ… J’avais donc une vie avant cet évènement… Mais comment était-elle… ? J’étais totalement perdue dans mes pensées, n’arrivant même plus à distinguer les détails du sol, m’enfonçant des échardes et autres corps étrangers dans les pieds, ralentissant légèrement mon allure. Cet homme bourru calla son rythme sur le mien, comme s’il essayait de veiller sur moi malgré ses airs de solitaire… Il aurait pu être un oméga que cela ne me surprendrait pas… Mais… Encore faut-il qu’il soit loup pour cela. Je distinguais une maison entre les arbres. Enfin… Un lieu au chaud et loin du lac… Je ne connaissais pas les intentions de mon héros mais je doutais qu’il allait m’offrir le thé… Je lâchais un léger soupir en approchant, entrant après lui dans sa demeure. Je frissonnais en sentant la douce chaleur protectrice du domicile, humant avec joie le parfum délicat du bois dans la cheminée. Quel plaisir… Il m’indiqua la salle de bain sur un ton neutre. Je le regardais, les yeux pétillants de joie.

- « Merci… »

Je me détournais de lui pour me précipiter dans la salle de bain, enlevant ma nuisette rapidement avant de me glisser sous le jet d’eau chaude. Un frisson se mit à galoper comme un cheval sauvage sur mon corps, me faisant pousser un soupir d’extase. Le paradis… Je pris mon temps, me savonnant les cheveux et les pieds… Qui en avaient bien besoin… Je finissais par couper l’eau, m’enroulant dans une serviette juste assez grande pour couvrir ma poitrine et mes fesses en même temps. Je sortis de la salle de bain, plongée dans un brouillard chaud et humide. Je me sentais si détendue… J’arrivais dans la salle principale pour y trouver mon héros, adossé à une poutre, ainsi qu’une pile de linge sur un meuble. Je m’approchais doucement des vêtements, les regardant attentivement. J’esquissais un tendre sourire, prenant de quoi me vêtir avant d’enlever ma serviette, commençant à m’habiller. Qu’il me regarde si ça lui plaisait… Vu la tenue que j’avais avant, il n’y avait pas grande différence… Et puis je n’avais jamais eu honte de mon corps… Je me sentais redevable auprès de cet homme. Même si son caractère laissait à désirer, je sentais quelque chose de fort en lui… Une sorte de volonté profonde… Comme s’il cherchait à faire quelque chose… Je voyais bien qu’il n’était pas à l’aise en ma compagnie, et je doute que ce soit simplement le fait que je sois une femme… Je laissais goutter mes cheveux dans mon dos, maintenant vêtue. Je me tournais pour m’approcher de mon hôte, l’observant, le détaillant du regard. Il était bel homme… Mais il devait avoir un sale caractère… Surtout s’il était toujours aussi agréable qu’au premier moment de notre rencontre… Je fermais les yeux un instant, prenant ma tête entre mes mains. J’étais épuisée… Je n’avais pas réussis à me reposer cette nuit… Et cette crise de panique n’arrangeait rien… J’étais complètement morte d’épuisement… Je sentais ma volonté et mon ardeur s’envoler, ne laissant place qu’à une simple coquille vide… Exposant ma véritable nature aux yeux de cet homme. Je relevais mon regard émeraude vers lui, ne cherchant même plus à le dissimuler.

- « Merci pour la douche… Comment t’appelles-tu ? Mon c’est Eléonore… Léo si tu préfères… Cela te pose problème si je reste un peu le temps de me reposer s’il te plait… ? »

J’étais fatiguée au point d’en bâiller… Je me laissais tomber sur le côté, m’allongeant sur un canapé qui se trouvait là. Il était confortable… Je n’eus même pas le temps d’entendre sa réponse que je venais de replonger purement et simplement dans mon sommeil, comme si je ne m’étais jamais réveillée…
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Sweet Dream ~ [PV DEREK ♥]
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