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 (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam

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MessageSujet: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Sam 15 Mar - 23:42





« Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but. »

La sueur coulait le long de mon dos, faisant frémir ma peau à son passage. Mes muscles me tiraient, me montrant qu’ils étaient à leurs maximums mais je ne m’arrêterais pas. M’arrêter voudrait dire que je devais faire face à lui. Et je ne voulais pas. J’avais eu assez honte de moi comme cela. Affronter son regard n’était pas en ma force. Je n’étais plus assez fort. Alors je devais m’entraîner. Forcer sur mes muscles, quittes à les blesser. Je guérissais physiquement au moins. J’aurais voulu pouvoir faire disparaître ce moment humiliant de ma vie comme mes blessures disparaissaient …

Quelque temps après ce topic et donc après l'intrigue.

J’étais perdu, je n’avais nulle part où aller. Je ne pouvais pas aller le voir, je ne pouvais pas rentrer chez moi. J’étais un monstre. Je méritais la pire des sentences. Celle qui avait été faite était presque trop gentille pour moi. Je ne méritais pas de vivre alors que j’avais osé le briser. J’avais osé briser ma moitié, une part de moi. Je gémissais, me recroquevillant sur moi-même. Je n’étais plus rien. L’épave de ce que j’avais été. Sur ce trottoir, je signais ma fin. Sur ce trottoir, j’admettrais me donner à celui qui désirait avoir un monstre. Sur ce trottoir, je m’offrais, je me donnais. Je n’étais plus rien, donner ma carcasse serait utile.

Ça pourrait aider. La pluie sur mes épaules, je l’avais senti à peine. Elle avait redoublé, pénétrant ma veste en cuir, s’abattant presque à même ma peau. Je ne voulais pas bouger. Je voulais juste attendre. Juste attendre de ne plus rien sentir. J’observais le trottoir, le regard vide. Et puis, au bout d’un moment, je remarquais deux chaussures. Des chaussures italiennes de grande valeur au premier coup d’œil. Laissant un grognement rouler le long de ma gorge, je levais mon regard jusqu’à l’inconnu et me figeais sur place, du moins, plus que je ne l’étais déjà. William. Putain de loup. Qu’est-ce qu’il me voulait encore ?

Sans un mot, il avait tourné les talons et avait esquivé un mouvement pour partir. Et ce fut une évidence dans mon esprit. C’était lui. Il devait m’aider. Je mettais presque jeter à ses pieds, mes genoux tapant dans un bruit sec le sol du trottoir. La tête baissé, refusant de croiser son regard, je l’avais supplié. « Je t’en supplie, ne me laisse pas ici. Je t’offrirais ce que tu voudras. Je t’en prie, ne m’abandonnes pas … » Il avait esquivé un sourire, un seul sourire que j’avais entraperçu en relevant le regard. Et puis d’un signe de main, il m’avait offert la rédemption qui accompagnerait ma honte.


Je grognais légèrement en secouant la tête, me reconcentrant sur mon corps pour oublier. Deux jours que j’étais là. Deux jours que je ne quittais pas chambre attitrée. Deux putains de jours que je refusais de le voir. Chaque fois qu’il venait, il s’était retrouvé à une porte fermée à clef. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, alors que je montais en équilibre sur mes bras, je le laissais rentrer. Je savais qu’il allait défoncer la porte si je ne me laissais pas faire et puis, j’avais promis, à moi d’assumer maintenant. Je forçais à nouveau sur mes muscles, désirant tout oublier, désirant oublier ce qu’il m’attendait, ce que j’avais fait. Le passé, le futur comme le présent. Je n’avais pas envie d’y aller. Je voulais juste disparaître. Ne jamais avoir existé. Pour ne pas me retrouver dans cette situation à l’heure actuelle…



Dernière édition par Derek Hale le Dim 6 Avr - 18:01, édité 1 fois
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William Hide
MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Mar 18 Mar - 0:59

La honte, imprimée sur ta peau.
Derek & William





J’étais sot. Sot d’avoir prit un loup chez moi. Et pas n’importe lequel. Derek. Et c’était encore plus fou de savoir qu’il s’agissait de lui.
Pourquoi avoir accepté ? J’étais faible face à ce loup. Faible parce qu’il m’avait soumis honteusement. Faible parce qu’il me ressemblait trop. Parce qu’il était beaucoup trop comme moi. Parce que ce lien nous unissait à présent. Et si lui ne le ressentait pas, j’étais bien trop sensible de mon côté pour ne pas ressentir sa détresse qui me rongeait de l’intérieur, qui mettait mon loup hors de lui. Qui ? Qui osait le mettre dans cet état ?! J’aurais tué. Ça me rendait fou. Et cela m’avait rendu fou au moment ou je l’avais vu là, sur ce trottoir. Sans un mot, j’affichais un sourire vainqueur, un air suffisant, mais au fond, j’étais anéanti. Détruit et surtout très mal à l’aise face à lui.
J’avais fuit. Lâchement. Et c’était la première fois.
Il avait l’air seul, seulement il ne l’était pas. Je l’avais sentit… Il faisait partit de mon monde à présent, depuis ce jour et à jamais. Il ne s’en rendait pas compte, abattu. A ce moment là je l’avais approché. Nos regard ne s’était pas croisé, et je n’aurais su dire si j’aurais pu le soutenir. Frissonnant sous la pluie qui rentrait dans nos vêtements, pénétrait jusqu’aux nos os, il n’avait rien dit, il n’avait pas bougeait non plus. Et j’avais d’abord prit ça pour un affront… J’avais fait demi-tour, esquisser un mouvement en  avant pour partir, ne me sentant pas, moi-même, de taille à lui faire face ; puis j’avais entendu son corps se jeter au sol, épuisé, trop faible. Son regard ancré sur le sol, à genou, et j’avais difficilement retenu mon grondement de satisfaction de le voir dans cette position. Il était complètement soumis… J’avais là ma revanche. Puis il m’avait supplié, ça m’avait fait autant de bien que de mal, sa voix me paraissait bien fluette… Son teint pale. Etrange. Comme notre première rencontre. Un sourire avait fendu mon visage malgré tout, chasser le naturel et il revient au galop, d’un geste de la main je l’avais invité à me suivre. J’avais clairement sentit sa honte. Il était au plus bas. Parfait...
Je voulais le voir comme ça… Et je ne le voulais pas. Cruel dilemme. Cela me faisait si mal de sentir sa souffrance, j’avais vite perdu mon sourire, car au bout du deuxième jour, je commençais à devenir fou de ressentir sa douleur… son angoisse, sa perpétuelle et son immense mal. Je ne savais pas ce qui en était la cause ; Je n’étais pas au courant, mais ça faisait si mal, tellement mal. Cette horrible douleur me brisait encore plus.
Il essayait de s’apaiser. D’oublier. Je le sentais, je le savais, mais je ne pouvais clairement plus faire l’autruche. Derek me devait une explication. Nous devions parler…Mettre la chose au clair.
Je passais une main sur mon visage fatigué, les traits tirés, la mine sombre. Je n’étais pas digne de l’homme que j’étais en public, tous ses sentiments étouffés me bouffaient de l’intérieur, je n’en pouvais plus. J’allais exploser.
Je regardais l’escalier avec hésitation, entendant le cœur du loup battre à un rythme soutenu dans la chambre. Je devais y aller. La rage montait en moi, durant ses deux jours il ne m’avait pas parlé, pas vu… Ignorer. Il me faisait souffrir. Intentionnellement ou non d’ailleurs, mais j’exigeais des réponses. Maintenant.
Un grognement caverneux sortit des tréfonds de ma gorge alors que je me mettais sur mes deux jambes, un air prédateur sur le visage, dans mon attitude. Je montais les marches doucement, trop doucement, il devait m’entendre… Son rythme cardiaque ne changeait pas pour autant, il n’avait pas peur, ou si... Il était perdu, tellement perdu, et je montais les marches en perdant mon air prédateur, me retenant un instant au mur, le regard dans le vide, un immonde grondement sortant de ma bouche. Je ne supportais plus ! Qu’il arrête ! Maintenant !
Je franchis les dernières marches avec brutalité, m’élançant dans le couloir, ouvrant cette porte qui était resté close depuis si longtemps, trop longtemps pour mon loup et pour moi. Un grondement avorté sortit de ma gueule alors que je le venais de balayer rapidement la chambre du regard pour le trouver…
Toutes les visions du monde valaient bien celle de Derek torse nu… Pourtant je me mis à froncer les sourcils, ressentant sa douleur. Plus aucuns sourires ne fleurissaient sur mes lèvres, je m’avançais vers lui, pourtant il ne me regardait pas… Ma voix, sèche, cassante, et dominante monta dans l’air.

« Arrêtes ça de suite, Hale. »

J’étais vraiment sous tension, les nerfs a vifs et mes yeux changeaient déjà de couleur. Ne voyant aucune réaction de sa part, respirant sa peine et sa douleur à grande bouffée, immonde. Un couinement sortit de ma bouche et se fut la goutte d’eau qui fit tout déborder. Trop d’empathie, trop de sentiments, trop de solitudes. Je pétais littéralement les plombs, attrapant le loup par le bras alors qu’il faisait encore des exercices, plaçant son visage devant le mien avant de rugit contre lui ayant presque les larmes aux yeux.

« ARRÊTES CA AIS-JE DIT ! »

Ma poitrine se soulevait à un rythme effroyable alors que je relâchais son bras comme bruler par son contact. La fureur se lisait sur mes traits, mais pas que : l’angoisse, la douleur, la peur…

« Tu ne vois pas ce que tu fais Derek ? »  Lui demandais-je d’une voix presque calme. « Regardes autour de toi ! Regarde-moi ! » Lui ordonnais-je. Un grognement sortit de la gueule… Son regard presque vide me faisait plus que rager. « Je ne veux pas d’un zombie chez moi. » Claquais-je durement. Son manque de réaction me fit sortir de mes gonds, et  un second grognement plus puissant franchit mes lèvres : je le prévenais d’une attaque. Ma main se leva et s’abattit avec force sur sa joue. Mes griffes lui entaillant celle-ci. Je me calmais presque instantanément.
Je n’étais pas comme ça d’habitude. Je n’étais pas un mauvais alpha…

« » Je regardais les griffes avant de soupirer. Ce n’était pas le bon moment pour parler sans doute… « Je crois... Que nous allons en rester là… »

J’esquissais un mouvement en arrière pour sortir de la chambre.

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MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Mer 19 Mar - 17:09





« Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but. »

Souffle perdu. Cœur brisé. Corps vendu. Ame préservée. Aidez-moi. J’étais au fond. J’ai tout détruis. Je n’aurais pas la force de tout reconstruire à toujours. Trop d’épreuves. Pas assez de force. Je n’étais pas un héros, je n’en avais aucune caractéristique pourtant, je devais surmonter l’épreuve final qui le ferait accéder à son but, à sa princesse en danger. Sauf que j’en avais que faire de cette épreuve qui ne m’amènerait rien du tout car j’avais tout perdu. Je n’avais plus rien. Je n’étais plus rien. Le grand Derek Hale. Celui qui, jadis, était un Oméga vengeur avant de passer en Alpha protecteur. J’avais plus d’une voix donné ma vie pour sauver ceux qui me tenaient chère. Mais ça n’avait jamais été suffisant. Si je forçais mes souvenirs que j’avais délibérément oubliés, je pouvais me souvenir de la sensation qui m’avait envahi lorsque j’avais tenu le corps, sans vie de ma dernière Bêta. Je l’avais apporté aux autres alors que quelques temps après, j’avais assuré qu’elle était encore en vie. Sauf que je ne l’avais pas senti. Aucun pouls. Aucune respiration. Elle était morte. Par ma faute. Mauvais Alpha que j’étais. Ça aurait dû être moi qui aurais dû être empalé sur ses griffes.
J’avais le sang de ces innocents sur les mains. Trop de sang. J’avais tant de fois tenté de le retirer, pris d’un mutisme paranoïaque, frôlant la folie. J’avais frotté mes mains jusqu’au sang, jusqu’à mon propre sang. Je préférais avoir mon sang sur mes mains que le leur. Mais il ne partait pas. Ne me quittant jamais. Comme la souffrance qui avait élu domicile dans ce qui fut autrefois mon cœur.
Je ne me sentais plus. Du moins. Je sentais tout. Ou rien. Mes sens me jouaient des tours, mon cerveau sombrait dans la plus sombre des folies. Je ne pouvais même pas avoir le plaisir de dire avoir un pied sur terre malgré les épreuves car j’étais en chute libre. J’attendais l’impact.
J’attendais mon atterrissage. Ma fin.

Come on. Viens jouer avec le loup. Viens jouer avec la vie. Viens jouer sur mon corps. Je lui avais offert ce qui me restait à défaut de pouvoir lui offrir ce que j’avais été à notre première rencontre. C’est fou de voir qu’en si peu de temps, un homme peut être détruit ainsi, être au bord de la rupture. « Arrêtes ça de suite, Hale. » Sa voix, claque dans l’air mais je ne la perçois pas. Je n’entends qu’un vague son à travers tous ceux de mer tourments. Je ne lui prêtais aucune attention, continuant de travailler mes muscles, exaltant avec difficulté. Il ne finirait pas partir. Quand il en aurait assez. Il ne viendrait plus m’arracher des mots, comprenant que je voulais juste un endroit où périr. Son geste envers moi me surpris. Tout mon corps fut parcouru d’un frisson alors que je le voyais s’énerver sans percevoir ses mots. Il parlait, mais je ne l’entendais pas. Ou du moins, je n’avais pas envie. Aucune envie de l’entendre me révéler l’épave que j’étais devenu.
« Tu ne vois pas ce que tu fais Derek ? Regardes autour de toi ! Regarde-moi ! » Dans une obéissance qui ne m’était pas propre, je relevais un regard éteint vers lui. Pourquoi il continuait à espérer en moi ? Pourquoi il ne me laissait pas partir ? Pourquoi il s’énervait autant ? Je l’avais humilié. Il devrait ressentir que de la haine, pas cet espoir de me voir me relever. Pourquoi il ne me laissait pas partir ? Il ne pouvait pas s’attacher au monstre que j’étais.

Je ne l’entendais pas. Aucuns mots n’arrivaient à prendre du sens dans mon esprit qui était vide. Il criait une seule chose dans ce silence meurtrier ; J’ai mal, j’ai mal. Le cri de ma conscience ce répercutait en moi. Monstre, monstre, monstre. J’étais un monstre. Même dans cet état minable, je faisais du mal. Je faisais souffrir ce loup. Je n’en avais pas envie pourtant … Je voulais être le seul à souffrir. Un gémissement m’échappait lorsque ses griffes atteignirent ma joue. Ça faisait mal. Encore plus quand je le voyais réagir en se rendant compte de son acte. Je n’aimais pas le voir regretter son geste. Je n’aimais pas la pitié dans son regard. Ça me faisait mal. Ça m’enrageait. Plus de pitié. Je n’en voulais plus. Je rugissais en me redressant, me dressant contre lui, contre la vie. Une dernière fois. Un dernier combat. Avant que ce soldat ne tombe. Ma peau guérissait, reprenant son aspect d’avant alors que je portais ma main à sa rencontre pour essuyer le sang. Portant cette dernière à mes yeux dans des gestes lents où une certaine animosité y reflétait. Levant mon regard, glacé et sombre vers lui, je plantais mes iris brillant d’un bleu électrique dans les siens, vairons. Je soutenais sans aucune once de respect son regard, le défiant. Je rugissais une nouvelle fois, mes peines et chagrins enfermées derrière cette partie animale. « Tu veux que j’arrête quoi ? » Ma voix claquait, dangereuse. « Tu veux que j’arrête de m’entraîner torse nu ? Ça t’excite c’est ça ? T’as peur d’avoir l’envie irrésistible de te jeter au sol et me supplier de te prendre. » Je grognais plus fort sans bouger d’un millimètre, gardant un certain espace entre nous. Pas par sécurité mais par affront. « Suffit de demander tu sais ? » J’étais cassant, ironique, en aucun cas chaleureux. Il n’avait pas à avoir de pitié envers moi. Il devait ressentir que de la haine rien d’autre de chaleureux, rien qui pourrait me détruire.
M’approchant de lui, je continuais de grogner comme le ferait une bête enragée, blessée, à terre. « Si ce n’est que ça, je peux te donner ce que tu veux. Te remplir comme la chienne que tu es. » Je savais que j’étais abjecte mais je ne voulais pas, je ne voulais pas admettre être faible et avoir besoin de lui. J’attendais sa réaction, le loup au bord des crocs, les muscles tendus à l’extrême. Je l’attendais. J’avais besoin que l’on me remettre à ma place, que l’on me brise. J’avais besoin de me sentir vivant dans la douleur la plus primaire. C’est auprès de lui que je la sentirais. Qu’il me détruise. J’en avais besoin.

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William Hide
MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Lun 24 Mar - 19:41

La honte, imprimée sur ta peau.
Derek & William



Je me voyais encore esquisser tranquillement se mouvement pour sortir, une douleur sourde dans la poitrine : sa propre douleur me rendait fou. Car même s’il ne s’en rendait pas compte, mon alpha voulait de lui, dans sa meute et il était trop faible pour dire non, il avait dit oui, un oui implicite, manipulable et sans défense. Enfin c’est ce que je pensais. Ce que j’avais vu de lui. Deux faces d’une pièce. Dominant et dominé. L’une étant éteinte quand l’autre s’allume.
Et la visiblement le dominant refaisait surface. Il vivait enfin. Il remontait sa tête hors de l’eau. Alors pourquoi ? Pourquoi cette douleur continuait de me lacérer la tête et le ventre. Cette affreuse douleur. Que je ne supportais plus, je ne pouvais pas vivre avec la peine des autres en plus de la mienne ! Je ne le voulais pas ! Et je ne savais pas pourquoi il souffrait, je ne comprenais pas…
Le rugissement qu’il produisit me figea, pire : son regard me figea, ses gestes d’une lenteur presque dangereuses, ce bleu, si froid… complètement froid, me donnait un frisson, et cette fois, ce n’était pas de désir. Il était brisé, anéantit et son animosité venait de ça. De ça… L’irrespect le plus total flottait dans son regard… Je venais de le faire réagir, et pour une des premières fois de ma vie, je ne souriais pas, non… Il m’attaquait franchement, et je ne pouvais pas sourire, pas devant la souffrance de Derek, il se mit à rugir une seconde fois, et j’haussais un sourcil presque arrogant. Comment ça ? Il essayait encore… J’étais moi-même à présent… Jamais il n’aurait le dessus. Jamais plus !

« Tu veux que j’arrête quoi ? » Sa voix claquait dans l’air, sauvagement dangereuse, et je ne pu réprimer un autre frisson. Comment osait-il me parler de la sorte… ? « Tu veux que j’arrête de m’entraîner torse nu ? Ça t’excite c’est ça ? T’as peur d’avoir l’envie irrésistible de te jeter au sol et me supplier de te prendre »

Je restais figer pendant quelques secondes… Ayant du mal saisir les paroles qu’il venait de prononcer… Ou je ne voulais pas les comprendre, un grondement sourd s’élève dans sa poitrine alors que je comprend enfin ses paroles… Honteux. Déplacés, et blessantes, voulant faire mal, me touchant malgré tout, au-delà de la douleur, persistait la honte de cette acte : il m’avait dominé. De la façon la plus simple, la plus animal possible. Et le pire, c’est qu’au fond j’avais aimé ça. Je me sentais sale, souiller, des que j’y repensais, constamment, J’oscillais entre l’horreur et le plaisir… Ce loup m’avait bafoué… Humilier d’une façon directe. Et il continuait, dans ses mots que je n’aurais jamais crus  aussi virulent à mon égard, a l’égard d’un alpha. Il risquait tellement gros, il risquait la mort. Et il le savait, pertinemment, il le voulait. La rage ; la peine ; la douleur. Tout ça dans ce grognement qu’il émettait, figé dans une position provocante, une position d’attaque, une position de rébellion, à une distance qui permettait l’attaque en toute tranquillité … « Suffit de demander tu sais ? »
Son ton cassant me fit gronder, mes traits se figeant, gravement, autoritaire, mon loup refaisait surface, se sentant humilier et mit en danger par ses mots. Ce n’était pas la bonne solution, mais je souffrais, par sa faute, la douleur, l’humiliation, me faisait perdre la tête, me faisait gronder… sauvagement alors qu’il me défiait du regard. Ce loup me donnait la force de le détester… La possibilité de le haïr. Mais j’avais besoin de lui. De sa force, et non de cette loque humaine qui se tenait devant moi, se croyant fort par ses mots, son corps en sueur ne tenait plus, il ne ressemblait a rien de l’homme qui m’avait dominé : en rien. Il n’était qu’une plaie ouverte, douloureuse. Voulant que ses mots cinglants me fassent aussi mal qu’il avait mal lui-même.
« Si ce n’est que ça, je peux de donner ce que tu veux. Te remplir comme la chienne que tu es. »
Ses mots, horriblement provoquant me percutaient de plein fouet, et je me retenais difficilement, l’accumulation de deux jours de souffrance me rendant a fleur de peau. Mon regard se fit meurtrier, mes crocs poussèrent alors que je gardais un visage humain, la colère montait en moi tel un ras de marée. Je ne pouvais rien stopper. Il était le bêta, j’étais l’alpha, je me devais le remettre à sa place. Et sa place était inférieure à la mienne. Très inférieure en ce moment, je le regardais de haut en bas avec dédain, regardant l’homme et le loup, plein de douleur et de peine. Un rugissement bien plus fort que les siens sortit de ma gueule. Alors que je faisais un pas en avant, face à lui. J’avais moi aussi un comportement clairement agressif. Sauf qu’a son contraire, un sourire vint fleurir sur mon visage, s’élargissant de plus en plus alors que je me mettais à rire, ou plutôt à ricaner. Je le cessais brutalement, le regardant, fouettant son regard du mien.

« Pathétique. » Soufflais-je durement. La douleur me vrillant les entrailles. « Tu es pitoyable, Derek. » Dis-je sadiquement avec un sourire en coin. « Tu penses que c’est moi que tu as prit ? Oh… » Je tournais légèrement la tête avec un air espiègle.
« Mais en fait. Je suis celui qui ta prit Derek. » Ricanais-je. « J’ai gagné. Et toi, regarde-toi… Really ? Misérable déchéance que tu es… » Un grondement caverneux sortit de ma gorge, ma fureur montant petit à petit mon visage, malsain et sadique, devenant terrifiant, Derek et moi, nous ne jouions pas dans la même cours. Je savais jouer avec les mots, lui aussi apparemment, mais nous n’étions pas du même niveau et il allait le découvrir à ses dépends.

« Regarde-toi. » Claquais-je sèchement, en grondant, un sourire mauvais sur le visage, m’avançant encore vers lui. « Tu pleurais comme une prostitué qui n’a plus de client sur ce trottoir. Tu t’es jeté à mes pieds. Tu m’as supplié Sweety. »

Sans attendre d’avantage je me jetais sur lui le plaquant au mur sa gorge entre mes griffes sa gueule prêt de mienne. Son regard dans le mien. Le choc fut si violent que le mur en trembla un moment. Nos gueules grondantes l’une contre l’autre, claquants à s’en frôler. Je me mis à lui rugir à la face, durement enfonçant un peu mes griffes dans son cou, entaillant légèrement sa gorge, son sang, rouge, coulait le long de sa peau avant que je ne me penche pour le lécher dans une  attitude provocante, je relevais vers lui un visage avec un sourire ironique à souhait.

« Tu étais assez fort pour me dominé, assez impressionnant que je me donne à toi, tu avais un alpha entre ses doigts, mais sache… » Un grondement puissant lui souffla au visage, ma gueule s’entrouvrant sur des crocs dangereusement proche de lui. « … que ce fut la première et la dernière fois ! Tu n’as plus rien de celui que j’ai vu. » Je laissais un ricanement lui balayer le visage. « Lâche. Voila ce que tu es. Une loque qui essaye de mourir de chagrin et de douleur. » Mon regard fou le fixa un instant, un sourire malsain aux lèvres. « Mais au fond, sais-tu ce qu’est la vrai douleur ? »
Alors que je disais ça, je lui enfonçais mes griffes dans le bras, voulant lui tirer un hurlement, qui m’aurait satisfait un plus au point.

« Tu la fuis. Lâche. Tu ne sais pas relever la tête et avancer. Tu n’es qu’un enfant qui n’a pas eu d’éducation. »

Je laissais mes crocs claquer à la fin de ma phrase, grognant durement.


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MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Dim 6 Avr - 18:00





« Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but. »

Les ténèbres. Caressantes, envoûtantes. Ephémères à mes yeux, éternelles dans mon coeur. Ce cœur qui ne battait plus. Ce cœur qui avait trop souffert, malmené par toutes ses mains. Paige fut la première, douce jeune femme dont j’avais arraché la vie sans état d’âme. Celle pour qui je portais cette couleur d’iris, je le portais en son souvenir, douloureux mais qui me rappelant que j’avais tué une innocente qui avait eu toute sa vie devant elle. Kate fut la seconde, manipulatrice femme au cœur sans âme. Elle avait sus se joué de moi, se jouer de mon cœur qui avait déjà là, trop souffert. Elle fut celle qui me fit comprendre que tous les chasseurs ne méritaient pas de vivre. Elle fut celle qui m’arracha ma famille, qui m’arracha une partie du cœur. Dans ce feu de joie dont elle s’était exaltée du spectacle pendant que je peinais à rejoindre ma famille, arrivant trop tard, comme tout le temps. Jennifer fut la troisième, femme à l’esprit vengeur et à la personnalité fade. Du moins, la personnalité copiée, collée. Elle me permit de comprendre que je ne l’avais pas aimé elle mais son attitude. Elle parlait vite, se mélangeant dans ses théories, rougissant bêtement, à l’activité plus forte que les autres. Elle était la copie parfaitement en la psychologie de Stiles. Elle s’était joué de moi, encore une alors que je n’avais besoin que d’amour et un maintien pour ne pas sombrer. Mais elle n’en avait rien à faire, voyant juste en moi un moyen d’atteindre son objectif. Et puis était venu Stiles, celui que j’aurais dû choisir dès le début.
Mon cœur avait trop souffert. Il se réfugiait dans les ténèbres, douces et attrayantes.

Je n’avais pas été correct avec lui. Lui qui m’était venu en aide mais je ne pouvais pas. Je souffrais trop pour faire attention à ce que je disais. Je voulais juste ne plus souffrir. Son rugissement me fit frissonner, je me rendais compte, un peu trop tard, que j’avais peut-être dépassé une limite. Mais je ne m’abaissais pas, restant à son égal, restant menaçant. Je n’avais aucune envie à me laisser marcher sur les pieds. « Tu es pitoyable, Derek. » En aucun cas amical, je l’observais, grognant légèrement, n’appréciant pas qu’il l’ouvre. Je voulais qu’il se taise … « Mais en fait. Je suis celui qui ta prit Derek. J’ai gagné. Et toi, regarde-toi … Really ? Misérable déchéance que tu es … »  Je fermais les yeux sous son grognement, comme pour sortir d’ici, comme pour ne pas entendre la suite. « Regarde-toi. » Je fis un mouvement de recul lorsqu’il s’approchait, dangereusement de moi. Je voulais qu’il reste à sa place. Qu’il parte. Qu’il me laisse seul. « Tu pleurais comme une prostitué qui n’a plus de client sur ce trottoir. Tu t’es jeté à mes pieds. Tu m’as supplié Sweety. » Ses mots sont durs, autant que le mur qui claquait contre mon dos. Je lâchais un faible gémissement passer la barrière de mes lèvres lorsqu’il posait ses griffes sur ma gorge. Peut-être qu’il allait me tué. Comme la pute que j’étais devenu. Il en profiterait un instant, salissant mon horreur pour ne plus avoir cet acte honteux en tête. Et ensuite il me tuerait, du même geste que j’avais eu pour mon oncle. Je ne soutenais plus son regard, les paupières fermées, comme pour tenter de m’échapper, à tout jamais de cet enfer, de mon enfer.

Mais ses griffes qui s’enfonçaient dans ma gorge me faisaient comprendre que je ne partirais jamais. Que je payerais pour ce que j’avais fait. « (…) que ce fut la première et la dernière fois ! Tu n’as plus rien de celui que j’ai vu. » Je ne bougeais pas, gardant cette position de soumis qui me correspondait. Si j’avais été identifié comme une prostitué à ses yeux, qu’il avait accepté pour cette signification, alors j’écarterais les cuisses. Je le laisserais prendre ce qu’il voulait. Pour qu’il me laisse tranquille. Pour qu’il me laisse mourir en paix. « Lâche. Voilà ce que tu es. Une loque qui essaye de mourir de chagrin et de douleur. » Non, il avait tort. Je me laissais mourir dans la souffrance. Le chagrin et la douleur étaient trop doux pour moi. « Mais au fond, sais-tu ce qu’est la vrai douleur ? » Bien sûr que je savais ce que c’était. Je la vivais chaque jour, sombrant un peu plus chaque jour dans ses bras. Ce fut mon bras qui fut malmené par ses griffes, me faisant me cambrer, refusant d’hurler pour lui, les lèvres entrouvertes sous la douleur du moment. Je ne voulais pas lui apporter du plaisir. Je voulais juste partir. « Tu la fuis. Lâche. Tu ne sais pas relever la tête et avancer. Tu n’es qu’un enfant qui n’a pas eu d’éducation. » Je baissais la tête, refusant encore de le regarder, lui montrant ainsi que j’étais faible face à lui, soumis.
Comme la pute qu’il voulait que je sois.

Un gémissent sortit de mes lèvres, pitoyable, grandeur de ma faiblesse. Je ne supportais pas plus. J’en avais déjà assez. Même si je me confortais à l’idée qu’il ne pouvait pas me détruire plus que je ne l’étais déjà, ça me faisait mal. Ça me touchait. Ça touchait cet être faible que j’étais devenu. Fuir, encore, toujours. Car je n’étais pas assez courageux pour lui faire face. D’une voix plate, dénudée d’émotions, tremblante sous la souffrance, je lui informais : « Nous allons en rester là. » Je le repoussais, prenant sur mes dernières forces. Je ne supporterais plus. Vite, fuir. Je me relevais, m’écartant de lui. Je lui jetais un dernier regard, où ma faiblesse y brillait, où la douleur le fonçait, où mon envie d’en finir y éclatait. Et puis, vite, fuir. Je m’enfermais dans ma salle de bain, la fermant à clef, refusant de le revoir. Pas maintenant. Le carrelage fut le seul témoin de ma faiblesse, de ce que j’étais devenu. Les larmes ne furent pas longues à s’y projeter. Le corps vidé d’énergie, j’en trouvais encore en sanglotant, discrètement pour qu’il ne m’entende pas. Je ne voulais pas qu’il se rende compte que la soumise que j’étais pour lui était en train de chialer dans sa salle de bain. Il parlait d’un alpha, fort et puissant. Je devais être cela, pour qu’il m’accepte et ne me rejette pas. Je ne devais pas être cette loque qu’il ne voulait pas voir, qui souffrait et attendait la mort. Je devais aller la cherché. Mais plus tard. Pour l’instant, j’étais faible. Pour l’instant, je ne pouvais pas me relever. Alors je me laissais aller, je me laissais partir, laissant mon corps s’écraser au sol, ma tête cogner durement la surface alors que je sombrais.


***

Le son que mon ventre faisait fut le bruit qui me permit d’émerger. Je ne savais combien de temps j’avais dormis. Longtemps, pas longtemps ? Un jour ou juste une après-midi ? Le soleil était couché, m’informant que le soir était venu. Je me redressais, faisant craquer certains de mes os qui se remettaient en place. Mon regard tombait sur le reflet de mon visage. Pitoyable. Je ne ressemblais à rien, à quelque chose d’effacé, quelque chose de mort. Comme je l’avais fait, lorsque je jonglais entre cauchemar et réalité, mon poing fracassa le miroir, brisant ainsi mon image, brisant ainsi ce que j’étais. Je gémissais, tenant ma main un instant avant de l’observer. Des morceaux de verre s’y étaient enfoncé et ma peau tentait de se recoudre mais ils entravaient son guérissaient, la déchirant un peu plus à chaque tentative de sa part. Ca multipliait ma douleur mais ça me permettait de ne plus être faible. Sortant de la chambre, évitant de verser du sang sur le sol, je descendais vers la cuisine, ne cherchant pas à trouver William. Il faisait sa vie. La pute n’avait pas à demander où son maître était. Ouvrant la porte de réfrigérateur, je retenais avec peine un gémissement en me rendant compte que dans un réflexe stupide, j’avais ouvert avec ma main ‘blessée’. J’avais mis du sang et lorsque je fis un mouvement pour nettoyer, j’haussais les épaules et cherchais de quoi manger.
Une pute avait pas à nettoyer les traces qu’elle laissait.

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MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Lun 14 Avr - 22:59

La honte, imprimée sur ta peau.
Derek & William



J’entendais encore l’écho du claquement de mes crocs dans la chambre, vibrant à mes oreilles si sensible, ma colère froide faisait bouillir mon sang, Derek me mettait hors de moi, et de la plus belle des façons : Ironique, cinglant et cynique, je ne faisais que l’enfoncer encore plus, pensant que cela le ferait réagir.  
J’avais tort. Et je le voyais. Je ne ressentais, au plus profond de mon être, son âme brisé, blessé, mais je ne savais pas comment faire… Je voulais qu’il cesse, qu’il arrête de me faire souffrir, qu’il arrête de souffrir, ça me bouffait, ça me rongeait, me rendant irritable et hors de moi, me rendant faible et fort à la fois. J’avais juste l’impression d’imploser. Moi qui avait voulu me venger, le voir au plus bas pour le piétiner… Je ne le voulais plus.
Son regard vers le bas et son attitude clairement soumise me hurlaient d’arrêter, j’avais été trop, beaucoup trop virulent, j’en avais beaucoup trop dit, je l’avais simplement détruit un peu plus, et mon estomac se vrillait à cette idée… J’avais été ce que j’étais tout les jours, un manipulateur, arrogant, blessant, cruel et sans pitié. Et je ne voulais pas ça avec lui.
Le son qu’il produisit à cet instant me déchirait littéralement le cœur, fendant mon âme : un gémissement de douleur, de faiblesse. Il avait mal. Je lui avais fait mal, encore plus…Il était blessé et, j’avais tourné la lame dans la plaie béante de son cœur, de son âme. Sadiquement…
Puis sa voix, m’acheva, tellement teinté de souffrance… de son mal être, il essayait tout de même de garder la tête haute, de rester égal à lui-même.

« Nous allons en rester là. »

Cette simple phrase, ces simples mots, assemblés montrait là toute sa souffrance, il était a bout, et je venais de le pousser… j’avais juste été cruel.
Il me repoussait d’un mouvement, avec force alors que je le laissais faire. Il prenait la fuite, il prenait sa douleur avec lui, emportant son corps loin de moi, et je ne pu que le suivre du regard, n’osant même plus parler de peur de le tuer par mes paroles acerbes, son regard me brisait encore plus, je faisais seulement comme si il ne m’atteignait pas, mais je me voyais dans son regard, perdu replongé quatre années en arrière, pleurant ma solitude, pleurant ma douleur. La porte de la salle de bain se refermait, et un univers nous séparait a cet instant. Je serrais les poings en fermant les yeux, douloureusement, trop difficile à comprendre pour le moment, il voulait simplement fuir et oublier… Et je cherchais encore à comprendre pourquoi il était dans cet état, sans y parvenir. Un bruit attira mon attention, alors que je tendais l’oreille pour comprendre… Je ne voulais pas de ce Derek là… Il ne pouvait pas être anéantit de la sorte… Je n’étais pas la cause de ses pleurs honteux, de ses faiblesses…
Puis le silence dans mon corps, dans ma tête le néant. Je me retournais vivement, ouvrant les yeux, la peur me vrillait les entrailles, je me précipitais contre cette porte qui m’empêchait de le voir… Je fermais simplement les yeux, posant mon front contre celle-ci comprenant que son esprit avait simplement sombré pour que son corps puisse se reposer.
Je me détournais simplement de cette porte, de cette chambre, de son univers tout entier, fuyant a mon tour son odeur, ne supportant plus sa présence en ces lieux, je fis ce qui me semblais le plus censé : sortir.
Partir loin et vite, pour quelques heures seulement, me calmer, hurler sans doute, me défouler… juste partir. Je pris rapidement les clés sans un regard en arrière, sortant de chez moi, refermant la porte d’une main tremblante, avant de me mettre à courir sous la pluie qui s’abattait, pénétrant la foret après quelques kilomètres, je laissais aller ma voix au plus dévastateur des chants.

***

Je laissais aller mon corps contre un tronc, m’appuyant contre lui, cherchant à reprendre mon souffle, puis mon rire s’éleva dans les airs, l’eau balayant mon visage. Pourquoi souffrir pour un être qui m’avait humilié de la façon la plus bestiale qu’il existe ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il me faisait souffrir… ? Qui le faisait souffrir ? Et cette interrogation tournait et retournait dans ma tête, pourquoi mon loup s’attachait-il autant au sien ? Ce n’était pas mon compagnon. J’en étais sûr. Mais voilà, il me ressemblait trop. Bien que nos personnalités ne soit pas les mêmes, nos vécus, nos pertes, nos vies semblaient être liées, liées a la mort et la peine, la désolation et la torture.  Mon rire mourait dans ma gorge et le silence se fit durant quelques secondes, puis il fut outrageusement troublé par le son régulier d’une course… Un joggeur passait a quelques mètres de moi, écouteur aux oreilles, trempé jusqu’aux os. Je suivi son dos un moment avant que mon loup ne hurle et ne gronde... Un sourire malsain naissait sur mon visage trempé et funeste, je me pourléchais en redressant mon buste, mes iris se teintant de bleu et de rouge, inhumain.
Humain, tu apaiseras ma souffrance pour l’heure.

***

J’avais laissé les pleures du ciel, purifier mes traits, effacer les traces, avant de rentrer chez moi, trempé jusqu'à la moelle sous le quartier de lune. Mon corps frissonnait alors que j’ouvrais la porte d’entrée, l’odeur de Derek me frappait alors de plein fouet, impossible à éviter. Je refermais la porte derrière moi, prenant mon temps… Je levais mes propres mains devant mon visage, elles étaient propres… légèrement bleutées à cause du froid. J’enlevais rapidement mes chaussures. Il était inconcevable que Derek ne m’ait pas entendu… J’avançais lentement dans mon loft, un peu sur la défensive. Quel réaction allait-il avoir, mais une odeur me figea, celle du sang, pourtant j’entendais son cœur battre. Il était dans la cuisine… Je fis quelques pas vers celle-ci, laissant l’eau tracer mon chemin sur le sol, avant d’apparaitre à ses yeux dans l’embrassure de la porte, ma main sur celle-ci.
Mes vêtements collaient à ma peau, dessinant mon corps, mes cheveux devaient eux, s’adonner a leur passion : boucler et s’aplatir avec l’eau… charmant.
Mon regard se perdit un instant dans le sien avant de me détacher de la porte, laissant courir mes ongles dessus, pour l’approcher en fronçant les sourcils. Je laissais mes yeux bleus vagabonder sur le sol et le plan de travail, du sang y laissait sa trace ça et la. Puis je pus constater que la poignée du frigo était elle aussi souillée. Je reportais mon regard sur le loup, voyant sa main ensanglantée.

« Il y a de meilleur moyen pour se vider de son sang, tu sais Sweety. »

Je laissais une pointe d’ironie dans ma voix, mais le cœur n’y était pas, le sien non plus visiblement. Ses traits étaient presque neutre… s’en était terrifiant, même pour moi. Je tentais de m’approcher de lui, essayant de prendre sa main alors qu’il avait un mouvement de recul… Je repris de chef ma main, grondant devant son comportement… Je fis demi-tour, ouvrant le réfrigérateur un peu brusquement, prenant une bière, la laissant glisser sur le plan de travail pour lui donner.  Puis je passais à côté de lui récupérant du thé en hauteur, le frôlant au passage, et je le sentis bien évidement se tendre plus que de raison à mon contact. Je laissais le temps en suspension, lui faisant dos pour préparer un thé chaud. Plusieurs longues minutes étaient passées et je déposais un paquet de gâteaux à côté de lui en me retournant, ancrant son regard dans le sien.

« Tu m’excuseras Darling. Je n’ai pas prit le temps de faire les courses au vu des... » Je me permis de le regarder de bas en haut en haussant un sourcil. « Circonstances… »

Un frisson de froid me parcouru. Même si j’étais un loup garou, que je ne tombais pas malade, normalement, il m’arrivait d’avoir froid. Je le laissais rapidement seul dans la cuisine pour allez changer de vêtements rapidement, et revenir avec un jean et un t-shirt noir. Je me rapprochais de lui doucement pour prendre ma tasse, apportant le liquide brulant à mes lèvres, et du coin des yeux, je regardais encore et toujours sa main. Je laissais ma tasse sur le plan de travail avant d’attraper sa main presque durement, le tirant a moi, grondant, regardant sa réaction.

« Ne t’ais-je pas dis d’arrêter ? » Je le tenais fermement par le poignet, l’empêchant de partir, ancrant mon regard dans le sien. « Ne suis-je pas accueillant avec toi ? » Je regardais longuement sa main avant de l’obliger à l’ouvrir avec ma main livre, pour voir sa paume meurtrie. « Darling… » Je commençais a retirer doucement les morceaux de verres, m’entaillant moi-même en grimaçant, mais ma peau se refermait presque de suite. Mon regard se fit presque vide alors qu’aucun sourire ne fleurissait sur mes lèvres, sa douleur revenait me titiller… encore et encore. Je tournais mon visage vers le sien, laissant visible le vide au fond de mon regard en murmurant doucement. « Il existe beaucoup d’autre façon de se sentir vivant Derek… »

Parce que moi aussi j’étais mort a l’intérieur, que chaque pas que je faisais me brisait un peu plus, que je n’étais là que pour une vengeance. Je n’étais qu’une âme en peine se voilant la face, se cachant par tous les moyens possibles. Alors il devait comprendre… Il devait se ressaisir : Je deviendrais alors, et pour lui, son ancre, son accroche, celui qui maintiendra sa tête hors de l’eau qui le noie petit à petit. Je voulais Derek.  « Laisse moi te les montrer... »




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MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Dim 20 Avr - 16:33





« Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but. »

Plus rien ne pouvait me toucher. Plus personne ne pouvait me blesser. Car j'étais déjà mort. Car je ne pouvais crier dans le silence. On me refusait le droit de souffrir. On me refusait le droit du repos éternel. On me forçait à ne rien dire, enfermer dans mes ténèbres. Plus de souffrance dans mon corps, plus de protection, plus de barrière, plus de faux-semblant. J'étais mis à nu. Sans douceur. Comme une femme qui se ferait prendre contre un mur d'une ruelle morbide. Pourquoi voulais-tu que j'arrête de souffrir ? C'était moi. C'était ce que j'étais. Ce qui me définissait. Je ne pourrais jamais sortir de cette douleur car elle était en moi. A force de me coller à la peau, elle avait fini par prendre sa place en moi, vicieusement. La lumière m'était refusé. Les ténèbres ne désiraient plus de moi. Où étais-je censé aller ? Où devais-je me rendre ? Qu'importe le prix à payer, je n'avais plus à perdre, j'avais déjà tout perdu. J'avais pourtant essayé de trouver ma place. Mais toujours je fus rejeté. Qui voudrait d'une loque ? Qui voudrait d'un homme qui ne faisait aucun effort ? Pourtant j'en faisais. Devant Dieu je m'étais battu pour sortir de là où j'étais. Mais je n'en pouvais plus. J'étais tellement épuisé. Et ce carrelage était si accueillant que je ne pouvais refuser son invitation à un sommeil agité de mes ténèbres. Mais même dans ce monde plongé dans le noir le plus total, je pu l'entendre. J'entendais son hurlement. Son chant. Et dans cette solitude, dans cet espace clos qu'était mon esprit, où j'étais enfermé, je le rejoignais dans un cri silencieux. Car mes lèvres étaient couçus de la souffrance.


***

Je regardais ma main en sang. C'était ainsi que devait se sentir un homme ? C'était ça son plan ? Me détruire et faire de moi quelque chose de soumis. C'était ça sa revenge pour ce qui s'était passé ? Je fermais mes poings, refusant de gémir sous le mal que je m'infligeais. C'était comme cela que je pouvais me puriffier du sang de toutes ses vies, avec le mien. Je l'entendis. Sans mal je l'entendis s'approcher mais je me refusais d'attendre sa présence. Même si j'étais faible, je continuais à me battre. C'était les restes de mes attitudes chevalereste, d'héro déchu. Je l'observais apparaître, sans réaction. Ses cheveux rebelles me donnaient cete envie stupide de tirer dessus pour les voir rebondir. Cette pensée me fit sourire tristement de l'intérieur. Je le vis voir les dégâts que j'avais fait. Il est vrai que je n'avais pas fait attention. Mais ce n'était pas trois gouttes de sang qui allaient l'effrayait alors qu'il semblait avoir tué quelqu'un en vu de son odeur. Il pouvait masquer mais l'odeur ne trichait jamais. Tout comme le coeur. « Il y a de meilleur moyen pour se vider de son sang, tu sais Sweety.» Sa voix transpirait l'ironie mais je voyais qu'il semblait atteint de ma souffrance. Je voulais la garder égoïstement mais il semblait que notre ancienne rencontre ait crée des ... liens.
Lorsqu'il s'approchait de moi, j'eus par réflexe un mouvement de recul, me permettant de laisser passer une étincelle de peur dans mon regard. Je ne voulais plus qu'il me touche. Du moins. Pas dans le but de me réconforter. Je ne voulais pas de sa pitié. Je voulais qu'il me casse, qu'il me détruise. Qu'il m'aide à me libérer. J'avais besoin d'une épaule pour m'appuyer le temps de plonger. Et ce n'était pas de tendresse que j'avais besoin. Mais de cette violence que nous avions eus dans mes anciens appartements.

J'observais d'un air ailleurs la bière devant moi. Je ne réagis pas au début avant de la saissir sans formuler de remerciement. Il n'en avait pas besoin. Je ne fis aucun mouvement lorsqu'il me frôlait pour faire quelque chose derrière mon dos. Je lui faisais confiance. Je lui balançais ma confiance aveugle comme mon corps meurtri. L'odeur de thé détendu mes muscles alors que je baissais le regard vers le paquet de gâteaux. Il prenait soin de moi. Malgré tout ce que j'étais, tout ce que je faisais, il continuait. Sans engagement envers moi. Juste ce lien étrange mais fort qui nous empêchait de ne rien faire lorsque l'autre souffre car nous plongions avec l'autre. C'était dérangeant. Je n'aimais pas cela mais je n'avais plus mon mot à dire de toute façon. « Tu m’excuseras Darling. Je n’ai pas prit le temps de faire les courses au vu des ... Circonstances …» Je fronçais légèrement les sourcils, n'appréciant pas ce regard qu'il dirigeait sur ma personne. Mais je ne fis rien pour montrer mon mécontentement. Je l'observais partir et je revenu sur ma bière. Il ne l'avait pas ouverte mais je ne pouvais pas le faire avec ma ... La souffrance, ce n'était plus grand chose pour moi. Alors je décapulçais la bouteille avec ma main blessée, observant un instant le sang couler le long de ma main, comme fasciné. Le sang avait toujours fasciné les prédateurs après tout.

Il revenu et je rabaissais mon bras, buvant la bière à l'identique de lui. Je suivais ses mouvements, les recopiant. Je savais ce qu'il voulait. Je savais ce qu'il allait faire. Lorsqu'il posait sa tasse, je ne cherchais pas à m'enfuir. Je lui faisais confiance malgré tout. Je grognais, montrant les crocs lorsqu'il m'obligeait à se rapprocher de lui. Mais je le laissais faire, me calmant aussitôt lorsqu'il parla : « Ne t’ais-je pas dis d’arrêter ?» Je grognais juste pour les apparences. Mais au fond, j'appréçiais. Je me laissais faire car je voulais qu'il soit violent avec moi. Qu'il ne tente pas de me soigner avec douceur. Je ne supportais plus la douceur. « Ne suis-je pas accueillant avec toi ?»  J'haussais un sourcil, ne répondant rien pour ne pas l'énerver. Il avait gagné mon silence. Je ne faisais qu'être odieux lorsque je parlais. Autant éviter cela. Je ne disais rien non plus lorsqu'il retirait les morceaux de verre lentement. Je n'avais pas besoin de douceur. J'avais besoin de sentir la douleur. Et j'en souffrais intérieurement, de cette tendresse qui ne devait pas être pour moi. En vu de son regard vide, je comprenais que ce lien si spécial lui faisait sentir ma souffrance. Mais ce n'était pas de ma faute ! C'était à lui de comprendre que je ne voulais pas de cette tendresse.

« Il existe beaucoup d’autre façon de se sentir vivant Derek … » Je ne voulais pas me sentir vivant. Je voulais ne plus me sentir. Je voulais quitté la terre, basculer dans le néant. Pourquoi ils s'acharnaient à me vouloir égoïstement à leurs côtés alors que je souffrais de cet endroit ? Je baissais la tête, serrant la bouteille sans un mot. Pourquoi ils ne comprenaient pas que je n'avais plus ma place ici ? Je ne pouvais plus me battre. J'avais trop tenté de me sortir de l'eau sans résultalt. Alors laissez moi couler, une bonne fois pour toute. Avant que l'eau ne soit trop souillée par le sang que j'avais versé pour m'accepter. « Laisse moi te les montrer ...» Alors où était sa vengeance ? Que comptait-il faire de moi ? Pourquoi cherchait-il tant ma confiance absolue qu'il avait au final, déjà ? J'avais peur. Bien sûr que j'avais peur car j'étais perdu. Je redevenais ce garçon a qui on avait arraché sa famille sans le laisser le droit de pleurer, qu'on avait forcé à se comporter en adulte alors qu'il n'était pas prêt. Qu'il voulait juste pleurer jusqu'à ne plus avoir d'eau dans le corps. Mais on m'y avait refusé. Car pleurer n'allait pas aidé à avancer. Car pleurer n'allait pas aidé à trouver le criminel. Mais personne ne l'avait trouver et je n'avais pas plus avancer. Alors ils pouvaient me laisser pleurer, je n'avais été qu'un enfant. Mais non. J'avais dû être un adulte.

Je sortis de cette léthargie, de ce mutisme qui m'avait emmené dans un univers où il n'avait pas été accepté. Je l'observais avec cette même lueur au fond de mes yeux de souffrance. Je voulais la cacher mais je n'avais plus la force de maquiller ma souffrance. Je reprenais ma main d'un geste brusque et lui passait devant, sans un mot, sans une réaction, sans un regard. Je serrais dans ma main blessée soignée le biscuit que j'avais pris pendant son absence et de l'autre ma boisson que je n'avais pas eu le réflexe de poser. Et je m'enfuyais dans ma chambre comme un gamin qui avait besoin d'être seul après s'être disputé avec un camarade de classe. Qui pleurait jusqu'à ce que ses parents viennent le consoler. Sauf que cela soit maintenant ou avant, j'avais beau pleuré, ils n'étaient jamais venu me consoler. Après ce repas qui fut le plus copieux depuis deux jours, j'allais me couché, trouvant le sommeil aussitôt. J'étais si fatigué et la nuit ne me laissait jamais me reposer, toujours assaillis de cauchemars.


***

Le matin vint rapidement. Trop rapidement pour moi. Mais je me levais avant le soleil, comme j'avais l'habitude. J'aurais dormis encore comme je le faisais depuis trois jours maintenant mais j'avais quelque chose à faire avant qu'il ne se réveille. Je m'habillais rapidement après avoir pris ma douche et descendis jusqu'à l'entrée sans un bruit. J'hésitais un instant avant de prendre les clefs de sa voiture. Je n'avais pas ramené ma voiture avec moi et je n'allais pas pouvoir porter tout cela à pied. Je ne déposais aucun mot pour lui dire que j'étais sorti, il était bien tôt de toute façon, je reviendrais avant que le soleil ne se montre entièrement, avant qu'il ne se réveille. C'est au volant de sa jaguar que je partais.


***

Le plus doux possible, je garais la voiture. Je me doutais de l'amour qu'il portait pour sa voiture, identique à la mienne. Je descendais, l'esprit vide comme souvent en ce moment. Je déchargeais la voiture avec la plus grande délicatesse, comme s'il je m'occupais de ma propre voiture. C'est les sacs de courses en main que je rentrais chez lui. C'était une forme de remerciement. J'avais écouté ce qu'il avait dit et je le remerciais de cette façon, en faisant un pas vers lui. Ne sachant pas où chacun des ingrédients allaient, je les posais sur la table, laissant cela à William. Sur le sac, je déposais un mot. Du moins, une feuille où mes mots sonnèrent comme une supplication silencieuse. Rapidement, je m'enfonçais dans ma chambre, profitant de ce temps de solitude qui me restait pour m'entraîner à cette souplesse qui me permettait d'occuper mon esprit.
Sur la table, reposé sagement sur les sac de course, une supplication : « Montres moi. » qui ne demandait qu'à être exécuté.

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MessageSujet: Re: (n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam   Mar 29 Avr - 18:22

La honte, imprimée sur ta peau.
Derek & William




Beaucoup d’autres façons de ce sentir vivant. Oui. Il en existait, une multitude, mais je voulais surtout lui en montrer une. Je voulais me venger en même temps que l’imprégner de ma présence, car il imprégnait déjà sa présence en moi...Il l’avait déjà fait… Je voulais qu’il s’accroche à moi. Qu’il reste avec moi. Parce qu’il pouvait me comprendre et … que j’arrivais à le comprendre. Je ressentais encore et toujours cette douleur, qui le noyait. Derek ressaisit toi bon sang. Que t’était-il arrivé ? Quelle personne avait bien pu te détruire comme cela ? Tu n’étais plus ce loup que j’avais vu la première fois. Je sentais sa peur. Il suintait la peur et il était perdu complètement perdu… Un blanc s’installait entre nous et une étincelle de vie passa à un moment dans sans regard quand il plongeait dans le mien. Voyait-il ? La voyait-il cette souffrance, je lui laissais le loisir de la contempler de ses yeux douloureux. Il ne se cachait plus non plus… Puis lorsque j’allais rajouter quelques choses, il reprit sa main dans un geste brusque, j’allais grogner, gronder, le rattraper, mais ce n’était pas la bonne solution. Non ça ne l’était pas. Je le laissais me passer devant sans un mot, son corps raide et remplit de douleur, je fermais les yeux en respirant son odeur quand il partit… Pas un mot. Mais je prenais ça comme une bonne chose. Je le regardais partir un sourire en coin. Son biscuit dans la main, et sa boisson… Il avait besoin de temps. Je lui en laissais. Pour lui, je le pouvais… Il disparu dans la chambre qui était sienne à présent. Je pris une gorgée de mon thé… avant de me prendre la tête entre les mains. Je fermais les yeux. L’humain ne m’avait pas calmé. Je serrais les dents. Fallait-il que je tue plus pour faire cesser la douleur… ? Oh Dieu.
J’attendis plusieurs longues minutes toujours dans la même position avant d’aller m’installer dans le canapé… Vraiment ? Un sourire ornait mes lèvres pales et fatiguées. Qu’est ce qui me poussait a faire ça… Je le voulais dans ma meute… Oui mais… A quel prix ?
Je fermais les yeux, rejetant la tête en arrière sur le dossier. Moi aussi je voulais dormir… J’entendis distinctement Derek s’endormir d’ici. Son souffle régulier et ce silence dans mon âme… Tout ceci était si apaisant. Je me laissais porter par les flots de cette mélodie silencieuse. Le sommeil m’emportait comme le plus beau des cadeaux alors que je me trouvais encore dans le salon.

Les brumes de mon esprit me portèrent vers des songes plats et dénués de sens. Je dormais paisiblement… Je dormais… puis un cri. Un cri ? Je me retournais un peu dans le canapé… en grondant. Un autre cri… Etait-ce vraiment un cri ? Un hurlement de douleur… de terreur déferla dans mon esprit alors que je me réveillais véritablement en sursaut, crocs, griffes sortit, mes iris bicolores balayaient la pièce pratiquement plongé dans le noir alors que mon cœur se calmait sous mon apparence froide et calculatrice. Je laissais le prédateur qui m’habitait prendre le dessus. Il n’y avait personne ici. Un sanglot, puis un deuxième, des draps qui se froissent…Je comprend enfin. Je me levais alors doucement, marchant dans un silence de mort… et j’approchais de cette chambre, avant de toucher le bois de la porte. Le silence régnait, puis un autre sanglot étouffé le brisait encore une fois.
Mes yeux se fermèrent doucement alors que j’hésitais encore une fois. Un grondement sortit de ma gorge, alors que je me détournais de la source du bruit… Rejoignant ma propre chambre en vitesse pour le plonger dans mes draps. J’essayais de ne pas écouter, de ne pas entendre, mais ses cauchemars venaient hanter mes nuits à présent. Je réussis tout de même à m’endormir… J’avais besoin de sommeil.

***

Mon sommeil était lourd et profond. Je dormais. Confortablement installé dans mon lit ou toute trace d’odeur extérieur à la mienne était inexistante… Trois jours sans ramener quelqu’un dans mon lit… Ça faisait beaucoup, pour moi. Pour mon loup qui réclamait une présence, un contact. En manque de cette meute que j’arrivais à lui fournir petit à petit. Non je n’avais pas chaumé depuis que j’étais là. J’étais malgré tout encore submerger de ma vengeance. Pour cela que je me donnais autant de mal. Que j’embobinais le beau Nathaniel… que je caressais dans le sens du poil la Lady She wolf, et que ce petit druide piquant et brulant était miens. Je remerciais Derek pour cela… Car je l’avais rencontré après… ça. Dans mon sommeil, je voyais encore une fois la façon dont il avait honteusement souillé mon corps du sien, et la façon encore plus honteuse dont j’avais aimé ça. Oui j’avais aimé ça. J’avais aimé la façon donc ses hanches et ses reins avaient comblé se vide béant. La façon dont l’animal n’avait fait qu’un avec l’autre, la façon dont l’alpha en lui, qui n’était pu, avait su apaiser la douleur du mien, avait su crée ce lien, unique, vivant et si fort entre nous. Un gémissement traversa le brouillard ensommeillé de mon rêve pour revenir dans la réalité. Ma main glissait le long de mon corps. Pourquoi… ? Pourquoi je rêvais de lui ? De son corps sur le mien. J’ouvrais les yeux en soupirant d’aise, de désir. Ma main avait déjà bien trop voyagé sur mon corps, bien trop bas pour que tout ceci reste saint. Je fronçais les sourcils alors qu’elle ne semblait plus me répondre, mordant ma lèvre inférieure lorsque son mouvement se fit sec et doux sur une partie de mon anatomie. Le silence répondait a mes soupires discrets, à ma respiration courte… Je ne pouvais définitivement pas faire ça… Non. Pourtant ma main continuait, imposant un rythme sadique. Dans mon esprit une bataille faisait rage, entre l’humiliation et de désir. Ce loup me rendait fou… Il m’excitait et je le méprisais pour ça. Il n’aurait jamais dû me donner ce dont j’avais besoin… Faire croire à mon loup qu’il pouvait être un bon partenaire de jeu… De ce jeu de domination… Il voulait à présent sa revanche. Et moi, moi j’étais dans un état second, ma main trahissant mon besoin de plus primaire alors que je laissais un soupire un peu plus équivoque sortir de mes lèvres, les yeux mi-clos… Je repensais encore à la façon donc mon corps avait claqué contre le sien… à ses lèvres… à sa langue… et… Je retirais ma main en repoussant les draps… le regard dans le vide… regardant ma main avec un air incrédule. J’étais… en train de fantasmer sur Derek Hale ? Un grondement sortit de ma gorge, ma libido était redescendu en flèche… trois journées sans sexe et voilà que mon cerveau commençait à perdre toute notion de bon sens. Je pris ma tête entre mes mains ayant subitement envie de me frapper la tête contre le mur. Godness. Ma respiration se calmait doucement lorsque je me laissais retomber sur l’oreiller avec un grognement. Je n’étais pas matinal et cette journée commençait mal. Après plusieurs secondes interminables quelque chose attirait mon attention… Il était plutôt tôt dans la matinée et un grand silence régnait dans le loft. Je concentrais jusqu'à entendre le bruit d’un moteur… Le bruit de mon moteur… MA VOITURE ! Un grognement de rage sortie de ma gorge alors que j’approchais de la fenêtre en grondant… Mon regard se posa sur Derek… sortant des affaires de ma Jaguar. Je plissais les yeux, grondant comme un chien de garde. J’étais surpris et méfiant, et surtout je commençais à me poser plusieurs questions… Je l’entendis rentrer dans la maison, il posait les clés à l’ endroit même ou il les avait prise, et un petit sourire en coin se dessinait sur mes lèvres, je fermais les yeux pour entendre encore plus mieux ce qu’il faisait, curieux à l’extrême. Je n’entendis rien… Puis un claquement de porte me fit porter mes mains à mes oreilles avec une grimace… Diantre ! Un jour je saurais maitriser mes oreilles aussi bien que mon nez. Il était visiblement repartit dans ‘sa’ chambre.
Je sortis doucement de la mienne, vêtu d’un boxer, trop curieux pour rester prostré par ce que j’avais fais plusieurs minutes plus tôt. Mes pas me portèrent jusqu'à la cuisine… la où plusieurs sacs attendaient, mais surtout une feuille de papier. Je fronçais les sourcils avant de la prendre.

« Montres moi. »

Un sourire en coin, je reposais le mot, regardant la porte, seule barrière me séparant de lui. Je détournais le regard de celle-ci m’occupant des courses avec une lenteur calculé, réfléchissant. Je réfléchissais simplement à mon angle d’attaque, comment faire… pour l’approcher. Car c’était une invitation plus qu’explicite qu’il me lançait là. Il s’ouvrait enfin à moi, et plus encore : il acceptait mon aide. Mais il était fragile, je devais savoir pourquoi il était dans cette état. J’aurais tué cette personne. Tout simplement parce qu’il faisait mal à un loup. Non il fallait se rendre à l’évidence, parce qu’il faisait mal a ce loup. A Derek. Je posais mes mains à plat sur le plan de travail. Aujourd’hui je n’avais pas cours. Je pouvais donc rester ici … M’occuper de lui… Mais avant cela, je devais prendre une douche. Je pris rapidement le chemin de ma salle de bain. Prenant soin de faire assez de bruit pour lui manifester ma présence, qu’il se prépare à ma venue. Je passais prés de sa chambre écoutant un instant sa respiration et son cœur, il semblait serein pour le moment alors je me détournais rapidement pour reprendre ma route.
Jamais l’eau ne me paru si salvatrice. Un sourire aux lèvres, je laissais l’eau rouler le long de mon corps avec délice et concupiscence. L’audacieuse flattait ma peau comme ma main l’avait fait ce matin et les images qui me revinrent en tête eurent l’effet escompté à mon plus grand malheur, alors que mes mains glissaient sur mon corps pour la seconde fois en l’espace de si peu de temps, elles remplacèrent l’eau, dont le bruit cachait seulement mes soupires fiévreux. Ce n’était ni le moment, ni l’endroit, mais Dieu, que c’était bon. Je reposais la tête sur le carrelage froid et ma peau brulante offrait à l’ instant un contraste étonnant. J’ouvrais et refermais les yeux sous le jet d’eau qui me rendait aveugle… Je ne pouvais pas être aussi frustré en sa présence… Au final il avait raison : j’avais peur de finir à quatre pattes sur le sol à supplier… Parce que c’est ce que je voulais encore : me rendre vivant, le rendre vivant dans cette union, et dans d’autre. Mon soupire passa inaperçu entre les clapotis de l’eau, alors que ma main m’offrait ce plaisir que je m’interdisais d’imaginer… Mais le barrage de la censure céda soudainement, alors que je retenais un râle, les jambes flageolantes. Je regardais ma main souillé avec horreur… Oh non non non… Je nettoyais rapidement ma peau, cachant aux yeux du monde un crime qui me semblait bien plus abominable que la mort d’un simple humain. Je venais de… de… en pensant à… Non. J’essayais de calmer mon cœur qui s’était emballé, et qui, jamais ne s’emballait. Je sortis rapidement de ma douche, mortifié enfilant des vêtements dans ma chambre avant de revenir devant mon reflet.
William, mon cher William. Ressaisis-toi. Je chassais de mon esprit ce que j’avais fais… plaçant un sourire aimable sur mon visage, mes cheveux humides rebelles, ondulaient légèrement. Je quittais mon reflet pour rejoindre la cuisine, préparant un plat simple, avec les aliments récemment achetés, pour le loup dépressif habitant les lieux, avant de le rejoindre. Je ne pris pas la peine de frapper à la porte sachant qu’il m’avait entendu. Un plat fumant dans ma main droite, j’avançais vers lui, avant de me stopper pour le regarder : il faisait encore ses mêmes exercices. Les mêmes mouvements, dans une transe quasi-religieuse, il se mettait dans un état presque second, oubliant la douleur, du moins, la masquant par celle qui était physique au vu de ses muscles tremblants, je posais rapidement le plat sur la table de chevet. Et sans même le regarder je commençais à lui parler avec un sourire en coin. Je savais qu’il m’écoutait.

« Je peux te montrer beaucoup de choses.» Commençais-je doucement. « Je peux te montrer comme un loup à besoin d’un autre pour être vivant. » Je tournais mon regard vers lui. « Tu ne l’a pas sentit, Darling ? » Continuais-je en m’approchant de lui, je m’accroupissais doucement en face de lui, accrochant son regard, un sourire malicieux au coin des lèvres. « Combien nous étions vivant, combien nos loups avides de ce que nous leurs offrions grâce a nos corps, étaient sur la même longueur d’onde ? » Ma main se levait jusqu'à son visage, mais je ne le touchais pas, non, j’attendais. « Laisse-moi comprendre, Derek. Laisse-moi te montrer que je peux te rendre vivant… » Un grognement sortit des tréfonds de ma gorge alors que mes yeux changeaient de teinte. « Laisse-moi rallumé cette flamme Derek, je la sens s’éteindre, et tu me fais souffrir à faire ça. » Je laissais retomber ma main, avant de poser mes genoux au sol devant lui dans une position plus confortable. Avant de murmurer avec un sourire malicieux et doux à la fois : « Tu m’expliques ce qui te rend si mort, et... Je te montre de quelle façon je te rendrais vivant. »


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(n-16) la honte, imprimée sur ta peau. ψ deriam
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