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 no one can save me.

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MessageSujet: no one can save me.    Mer 26 Mar - 16:58



no one can save me
mady & derek


tu n'étais plus seule. tu n'avais plus cette crainte constante de te retrouver perdue, sans aucune issue. tu en avais une. Tu avais du support désormais. William était ton alpha et ta confiance pour lui, même purement et simplement naïve était la seule chose à laquelle tu te raccrochais. néanmoins un poids nouveau c'était chargé sur ton coeur. Celui de la crainte de perdre une attache. Tu étais terrifiée par l'idée que quelque chose vous sépare, peu importe la raison. Tu ne voulais plus être seule, plus jamais. Tu ne voulais plus à supporter cette solitude pesante et ses regards en coin, ses regards de pitié, que les gens autour de toi pouvaient te lancer. Tu avais besoin d'être entourée, un minimum, toi, jeune fille à l'apparence forte et à l'âme faible. Tu étais loin d'être la louve forte et sure d'elle que William désirait. Peut-être allais-tu le devenir à ses côtés mais pour le moment ce n'était pas le cas. Pour l'instant tu te retenais de tomber en poussières, tétanisée par la pleine lune et les conséquences qu'elles pourraient avoir sur la folie bestiale de ta louve. Tu ne voulais être un danger pour personne. Tu voulais être normale. Mais qu'est ce que normal peut être dans un ville comme celle là? Qu'est ce que tu fous là après tout? Pourquoi il a fallut que tes parents adoptifs viennent vivre ici? Une mutation. C'était l'excuse facile. L'excuse qui passe toujours. Étaient-ils autant attirés par la ville que tu l'étais désormais? Tu ne te sentais pas de partir, tu étais blottie dans les bras protecteurs de cette ville qui te retenait et te berçait. Tu étais sous sa douce emprise. Elle était le foyer de ta perdition et celle de ta renaissance. Puisque oui, cette morsure était une renaissance mêlée à une perdition. Tout semblait tellement paradoxal, même dans ton comportement.

William, cet homme mystérieux, avait eu des mots réconfortants. Il avait su te séduire, il avait su bercer et cerner tes espérances ainsi que le moindre de tes souhaits. Tu lui mangeais sagement dans la main, envoûtée par cette idée de meute, cette idée de famille, toi qui n'en avait pas. Mais tes craintes ne s'étaient pas envolées. Il y avait toujours la pleine lune. Il y avait toujours ton irritabilité ainsi que ton instabilité. Tu étais le fruit d'une malédiction lunaire, faisant de toi une bombe à retardement. Émotionnellement tes pensées étaient brouillées. Physiquement, tu n'avais jamais été aussi en forme. Tu n'avais pas à te plaindre et pourtant tu trouvais encore le moyen de t’apitoyer sur ton pauvre sort, sur ta pâle existence dépourvue de sûreté. Tes yeux avaient cette couleur dorée fascinante. Tes forces étaient décuplées et tu guérissais si vite. Tu étais fascinante mais cela ne te suffisait pas, cela ne te convenait pas. Toi la pseudo anarchiste, désireuse d'être tout sauf une pauvre fille incapable. Désormais, les capacités étaient infinies, sans limites. Et toi l'anarchiste de bas étage, tu avais désormais besoin de limites.

Tu pétais les plombs. T'étais instable. Le lycée n'était pas un endroit sûr. Plus d'une fois tu avais failli dévoiler ta nature animale aux yeux de ses pauvres mortels inconscients. Plusieurs fois tu avais manqué répondre à l'appel animal, bestial, de tes entrailles. Aujourd'hui c'était différent. Aujourd'hui t'avais blessé quelqu'un et t'avais aucun remord. Vraiment aucun. Tes instincts avaient pris le dessus, stimulés par une agression stupide. Il t'avait simplement bousculé. Tes yeux avaient changer leur couleur bleu paisible pour passer à un doré agressif et tu l'avais balancé contre un casier. Avant que quelqu'un ne remarque, tu t'étais barrée, courant le plus vite possible à l'extérieur du lycée.

Tes pas t'avaient guidé en forêt, comme d'ordinaire. C'était le seul lieu où tu pouvais te considérer comme en paix. La nature, le silence. Tout apaisait ton être tendu par la rage. Tu respirais lentement, calmant ton coeur emballé par cette passation de pouvoir à la louve. Tu avais eu peur. Peur pour toi, de toi. Désormais tu étais là, plantée en forêt. La pluie tombait lentement. Le ciel gris atténuait l'ambiance angoissante que les grands arbres pouvaient avoir. Tu étais assise là, au milieu d'eux. Tu tremblais. Tu ne supportais pas lui laisser le dessus et pourtant tu l'avais fais. Et tu le referais. Encore. Toujours. Cette crainte de ne pas la contrôler était sans doute celle qui ne quittait jamais tes pensées perturbées. Cette image d'une louve déchaînée était identique à une vision d'horreur. Tu ne voulais pas être violente, tu ne l'avais jamais été mais tu le devenais, au fur et à mesure du temps. Cela faisait partie de toi.

Tu t'allongeais, cherchant par tous les moyens à calmer tes peurs. Tes paupières glissèrent lentement tout en laissant échapper quelques larmes de tes yeux. L'idée de devenir un monstre t'écorchait intérieurement. Tu pouvais pas luter contre ça. T'étais pas aussi résistante. T'en étais pas capable.
 

made by lizzou
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MessageSujet: Re: no one can save me.    Sam 29 Mar - 14:35

never leave me, promise me ~
Mad&Derek

Prends le pistolet. Comptes juste à trois. Et tire. Plus de peur. Plus de terreur. Plus d’attaches. Plus de retenu. Tires juste. Tu étais en colère mais ce n’était rien. Ça ne t’empêcherait pas de faire ce que tu avais à faire. C’était mieux pour tout le monde. C’était mieux. Oui, c’était mieux comme ça. Sans toi. On s’en fouttait de toi mais pourtant, tu faisais du mal. Tu blessais des gens que tu ne voulais pas blesser. Tu étais un monstre. Pas de rédemption pour les monstres. Seulement une solution ; la mort. La seule, l’unique. Regardes, elle te tendait les bras. Vas la rejoindre. Laissais les autres en paix. Tu leurs avais fait assez de mal comme ça. Tu aimerais détruire un peu plus les gens à qui te tiens ? Non, alors va-t’en. Laisses les respirer. Laisses les vivre sans toi. Ce soir, ne t’échappes pas. Ce soir, ne sois pas effrayé. Ce soir, mettais fin à ce supplice qu’est devenue ta vie.

Tu n’avais pas peur, tu n’aurais jamais peur. Touchais une dernière fois le bois des arbres de ton domaine, du domaine de ta famille. Ressentais cette nuit tes dernières sensations. Le souffle du vent contre ta peau te faisait frissonner. Ne pas l’entendre te murmurer les mots de ceux qui furent mort par ta faute. Il était le messager de ceux qui avaient puérils. Tu allais les rejoindre bientôt. Cette nuit. Tes pas n’étaient en aucun cas assurés, comme si tu avançais en terrain inconnu mais cette forêt, tu la connaissais. Tu avais grandis parmi ses feuilles, entre ses saisons. Sauf que ce chemin-là, ce chemin, vers la mort, tu ne le connaissais pas.

Tu avançais à l’aveuglette, tes mains, comme celles de non-voyant s’accrochaient à ton décor, cherchant à ne pas chuter, à ne pas tomber. Ta peau s’écorchaient contre les pierres, les bois qui ne semblaient pas vouloir de ta présence. La forêt ne voulait plus voir de sang couler entre ses branches. Elle en avait assez de s’en nourrir. Elle voulait la joie, comme autre fois. Mais ce n’était pas toi qui allais le lui offrir. Toi, tu n’avais que la peine, la souffrance, les remords, la désolation, la douleur, le chagrin, les tourments. Une dernière fois, sentir ses lèvres contre les tiennes. Une dernière fois, se souvenir. Mais le temps était si court, tes pas trop lourd, tes pensées trop longues. Mais seule une idée dans ton esprit ne permettait de continuer d’avancer ; tout serait fini ce soir.

Une souche d’arbre vint te faire perdre l’équilibre. Ton corps chutait au sol, tes genoux percutaient la terre humide de la dernière pluie de ce matin. Ton chemin s’arrêtait donc là. Tes sens étaient totalement coupés. Tu ne pus même pas t’apercevoir qu’à une poignée de pas de toi, un autre être pleurait du malheur que cette chienne de vie lui infligeait. Ce soir, tu n’aiderais personne. Ce soir, c’était toi qui avais besoin d’aide. Ta main se resserrait sur le couteau que tu avais pris. Aussitôt, ton regard le rejoignait, un instant, tu te surpris à te rétracter. A ne pas vouloir. Une dernière chance, tu avais le droit encore à une dernière chance ? Non. Tu désirais te souvenir du goût qu’avaient ses lèvres contre les tiennes. Et ce fut le goût de ton sang que tu eus, la lame de ton arme ayant effleuré tes lèvres, à la recherche de sensation. Plus de pas en arrière. Plus de fuite. Rejetant la tête en arrière, tu laissais le cri de ton loup et le tien sortir une dernière fois. Un appel à l’aide. Un appel à la rédemption. Avant que cette lame ne s’enfonce dans ton cœur bien trop blessé. Que quelqu’un t’aide.
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MessageSujet: Re: no one can save me.    Sam 29 Mar - 17:44



no one can save me
mady & derek


Nous ne sommes que de pauvres êtres dépourvues d'utilités. Des pions dans un jeu qu'une force supérieure à la notre dirige. Nous ne sommes que des mouvements sur un échiquier gigantesque et nous avons au rythme d'un jeu plus ou moins agressif. Parfois nous perdons, parfois nous gagnons. Parfois nous sommes juste mis de côté parce que notre influence est trop faible. Au fond, avons nous une réelle importance ou sommes nous juste des pions au rang différent? Pourtant on peut choisir de suivre les règles ou de les affronter de plein fouet. Les règles sont faites pour être enfreintes, n'est-il pas? Tu n'as jamais aimé les règles. Tu n'as jamais aimé la société et ses codes sociaux. Tu t'en fous. Tu préfères créer tes propres règles du jeu, jouer comme bon te semble, mener à bien des coups de maître digne des plus grands joueurs d'échecs. Tu choisis qui tu veux être. Un simple pion, le cavalier, la reine ou le roi. A toi de décider si tu veux couler ou nager, si tu veux abandonner ou avoir la niaque jusqu'à ton dernier souffle. Adieu, pauvres marionnettes manipulables. Apprends à penser par toi même.

A cet instant précis, le jeu du marionnettiste te surpassait. Tu avais cédé à ses mouvements précis et conscients. Tu étais impuissante, glissant sur la pente de la perdition. Tu te laissais aller à la crainte au lieu de te battre contre elle. Tu ne peux pas laisser la peur guider tes mouvements. Tu ne peux pas laisser quelqu'un d'autre déjouer ta tactique de jeu. T'es là, à t’apitoyer sur ta chienne de vie. Tes larmes dégringolent le long de tes joues rougies. Tu chiales pour extérioriser cette haine, cette peur. Pour faire sortir cette rancœur. T'as été mordue par un foutu inconnu incapable de venir t'aider, incapable de venir te réclamer comme un gosse qu'on aurait perdu au super marché. Peut-être ne voulait-il pas de toi. Comme la plupart des gens. Tu pousses un râle. Tu ne peux pas continuer à broyer du noir, constamment. Tu ne peux pas condamner ta condition de louve avant d'avoir appris à te survivre. Tu frappes du poing le sol qui tente de t'attirer à lui, qui tente de t'enfermer un peu plus dans ta solitude. Finalement tu te redresses. Tu sèches tes larmes. Tu renifles. Tu inspires lentement. Finit la tristesse. Qu'elle se casse. Tu vas te battre. Ouais contre toi même, après tout c'est c'que t'as toujours fais. Autant continuer. T'es plus forte qu'une foutue louve. Elle va pas te gâcher la vie.

Au moment où tu te relèves, une odeur parvient à tes narines. Tu fronces les sourcils. Ta louve s’agite doucement, mal à l'aise dans cette situation. Elle sent que quelque chose se trame, elle trépigne. Toi, jeune inexpérimentée, tu comprends quedale. Alors tu tentes de suivre l'odeur, du mieux que tu peux. La louve te guide. Il y a cette pointe de familiarité, cette sensation de connaître une part de la personne. Un loup, peut-être? L'odeur se fait de plus en plus forte et tu découvres un jeune homme face à toi. Il tient quelque chose dans sa main, il est au sol, dépourvu de toute force. Il approche cet objet de sa lèvre et avant même que tu n'aies pus prononcer un son une perle de sang s'écoule doucement de sa lèvre. Putain, un couteau. Avant que tu ne puisses avancer, un hurlement s'échappe de sa bouche meurtrie. Ta louve tique et s'agite encore plus. Tu cours à lui alors que tes lèvres répriment la réponse à cet appel, ta part humaine bien trop présente pour laisser une quelconque trace de ta louve transparaitre. Pourtant une fois à ses côtés, tu es frappée par son aura et par la tristesse qu'il dégage. Tu le sens. Elle t'envahit, lentement et ta louve force le chemin. Tu réponds à son appel de solitude, de désespoir peu importe. Tu t'accroupis face à lui, tu lui attrapes le bras, le relève et tu frémis. Tu poses ta main sur le poignet du jeune loup dans un geste rapide et tu le saisis avant de l'envoyer loin de vous. Tu caresses doucement son poignet en fronçant les sourcils.

Un murmure.

" Ne faites plus rien... Je vous en prie... Ne vous débattez pas..."  

Étrangement tu t'approches de lui et lentement tu poses tes lèvres sur les siennes, léchant au passage le sang perlant sur celles-ci. Tu te recules, essuyant tes propres lèvres. Tu espérais que ce geste allait l'aider à guérir, bêtement. C'était un geste emplie d'une innocence sans faille. Cette innocence que les parents ont. Ils embrassent les bobos des enfants. Ils tentent de les soulager de leur douleur. Ils tentent de leur faire croire que tout va mieux, que la souffrance n'est plus désormais. Rien n'était plus innocent et naïf que cet acte. Tu te foutais des conséquences, tu voulais l'empêcher de faire une connerie. Tu voulais l'aider à lui ôter toutes ses peines, les faire disparaitre.

" Ne m'en voulez pas... Je ne sais pas quoi faire, je ne suis pas douée... "

Tu relâchais doucement son poignet, posant ta main contre sa joue, cherchant à créer un contact supposant être rassurant. Si il y avait bien quelque chose qui te manquait à cet instant précis c'était un super pouvoir pour lui enlever tous ses problèmes. Qu'elle innocence. Qu'elle connerie. Mais tu t'en fous. La vie est importante. Elle vaut plus ou moins d'être vécue.

" Me diriez vous votre nom ? Moi je m'appelle Madelaine... Et je suis désolée si vous me comprenez pas trop, je suis française et j'suis un peu ... Prise au dépourvu dans l'immédiat. "

Tu paniquais complètement si bien que ton foutu accent prenait le dessus, rendant ton dialecte quasiment incompréhensible.  Tu gardes ta main sur sa joue avant de reculer un peu, cherchant à rencontrer son regard. Comment enlever la peine de quelqu'un? Comment empêcher quelqu'un d'y succomber? Tu fronçais les sourcils.

" Vous voudriez pas un calin...? "  

Tu posais tes yeux tristes sur les siens.

Deux âmes en peine.
 

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MessageSujet: Re: no one can save me.    Sam 5 Avr - 16:01

never leave me, promise me ~
Mad&Derek

Faible. C’était ce mot qui me résumait à l’instant. Je n’étais plus l’homme fort que j’avais été il fut un temps. Je n’étais que l’ombre de cet homme-là, cet homme d’autre fois. Toutes ces peins que tu avais accumulé. Tant de sang, tant d’innocent. Tu te disais fort, jadis, mais tu avais vite compris que tu ne l’étais pas. Faible, c’était ce que tu étais. Mort, c’est ce que tu seras. Les faibles n’avaient pas leurs places dans ce monde dangereux, sangs règles, comme le purgatoire. Malheureusement, ce n’était pas sa définition d’un bar gay. Tu connaissais les règles de survie d’une meute ; les louveteaux trop faibles étaient éliminés. Ils n’étaient qu’un poids mort, déjà mort pour la meute. Tu ne fus pas tuer dans ton enfance mais tu allais régler cette erreur. Tu te souvenais de ce que ta mère disait : « Un être faible deviendra un élément fort dans une meute. Jamais il ne faut le juger à sa faiblesse première. » Mais elle avait tort cette fois. Un être faible était un poids pour la meute. Tu avais détruit la tienne. Sans toi, ils seraient encore vivants. Sans toi, ils iraient bien. Sans toi, tout irait bien. Le nemeton ne serait pas réveiller. Peter n’aurait pas mordu Scott. Ta famille serait encore en vie. Trop de chose par ta faute.  Trop de sang sur tes mains. C’était le moment de mettre fin à tout ça. Tu avais longtemps hésité. Mais l’erreur qu’était Stiles avait été un déclencheur. Tu arrivais à repousser ton compagnon, un être lié à toi qui n’existait qu’une fois. Tu avais contrarié ton loup. Pour une fois, depuis une vingtaine d’année, depuis le temps que ton loup s’était manifesté en toi, pour une fois, vous étiez totalement opposés sur un sujet. Et pas un sujet anodin ; votre compagnon. Vous aviez tous les deux les même sentiments pour lui mais toi tu ne voulais pas lui accorder ta présence, tu voulais te faire souffrir. Et ton loup voulait le revendiquer.

Et un compagnon loup-garou rejeté d’une quelconque façon par son compagnon sera tuer, par ses propres mains ou succombera à la folie de son loup. Mais tu ne voulais pas avoir à faire plus de mal si tu perdais le contrôle. Alors tu arrêteras ce montre que tu étais avant qu’il ne soit trop tard. De cette lame qui te coupait les lèvres pour t’arracher ton silence, tu rendrais l’âme. Une sensation contre ton poignet te fit légèrement frémir. Un endroit, tu croyais que la mort venait te chercher alors tu fermais un peu plus les yeux, ne désirant pas croiser son regard. Alors qu’avant, tu regardais la mort droit dans les yeux, maintenant, tu attendais, recroqueviller qu’elle finisse son boulot. Mais la poigne devient douce, caressant ton poignet, éloignant l’arme de tes lèvres. Sous le murmure que tu ne perçois qu’à moitié, tu rouvres tes yeux, les cernes sous tes yeux te donnaient une sale mine. Ce n’était pas la mort mais une jeune femme aux traits doux. Elle n’était pas la mort, elle n’était pas là pour te tuer. Alors elle était là pour quoi ? Son geste te fit frémir une nouvelle fois d’appréhension. Elle se penchait sur toi et tu fermais une nouvelle fois les yeux, attendant que la douleur se fasse ressentir dans chaque parcelle de ton corps. Mais ce ne fut encore une fois pas de la douleur que tu ressentis. Mais une infime douceur. Ses lèvres contre les siennes essuyaient le sang, ton sang mais pas tout le sang dont lequel tu baignais, dans lequel tu te noyais.

Lorsqu’elle s’éloignait de toi, tu gardais les yeux fermés. Comme si tu avais peur de les rouvrir. Comme si tu ne voulais pas sortir des ténèbres. Elle s’excusait mais tu ne disais rien, comme si tu ne l’entendais pas. Ton corps frissonnait lorsqu’elle caressait ta joue, râpant contre ta barbe de deux jours. Tu ne comprenais pas pourquoi elle cherchait tant à toucher un monstre comme toi. Mais pourtant, tu ne peux t’empêcher de te faire plus présent contre sa main, te frottant à elle comme pour avoir plus de contact, comme pour t’y raccrocher. Tu enregistrais son nom, au plus profond de ta chaire. Si elle t’avait laissé ton couteau, tu l’aurais écris sur ton bras, pour que tu le vois chaque fois que tu baissais le regard sur ce que tu étais. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu en avais l’envie. Sachant qu’elle aimerait savoir si tu la comprenais ou non, tu rouvrais les yeux , plongeant ces deux iris hantées par le passé dans les siens, si innocent et tu laissais ta voix brisée le silence qui s’était établit :

« Mi nombre es Derek y yo entiendo usted … »
(mon nom est Derek et je vous comprends … )

Pourquoi utilisais-tu cette langue qui te rappelait durement les chasseurs qui t’avaient elevé avant … tout ça ? Car tu savais que les français connaissaient l’espagnol dans la plupart des cas. Et que tu pourrais ainsi lui parler dans une langue qu’elle comprenait alors qu’elle te parlait dans une langue que tu comprenais toi. Car tu n’étais pas réellement fort en français, tu connaissais certains mots mais surtout son origine, le grec ancien. Tu ne fronçais pas les sourcils lorsqu’elle te demandait si tu aimerais un câlin. Tu t’approchais juste d’elle, rampant sur tes genoux couvert de sang et de boue pour être plus proche d’elle. Tu avais besoin de sa présence, ce soir.

« Quiero en final la vida de este monstruo ... »
(je veux mettre fin à la vie de ce monstre …)

Tu te montrais du doigt pour mettre une identité sur ce monstre. La vie serait tellement mieux sans toi … Tu lâchais une faible plainte sous les coups de ton loup qui semblait vouloir te détruire de l’intérieur, détruire ce que tu étais. Il t’attrapait par le bras, enfonçant ses crocs dans ta chaire, te faisant fermer les yeux sous cette douleur immatérielle mais belle est bien présente. Tu te forçais cependant à rouvrir les yeux vers elle, prenant son visage entre tes mains couvertes de sang dans des gestes couverts de détresse et de tendresse pour l’amener plus contre toi, comme un appel à l’aide.

« Quiero tus labios... »
(je veux tes lèvres …)

Effleurant ces dernières des tiennes, tu posais un baiser sur les siennes. Ce geste n’était que désespoir, cherchant à te raccrocher à elle à travers ce geste.  Tu menaçais de perdre le contrôle à tout moment.
De lâcher prise.
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MessageSujet: Re: no one can save me.    Sam 5 Avr - 20:39



no one can save me
mady & derek


L'Homme seul est voué à l'échec, à cause de sa profonde solitude. Il est condamné à perdre, peu importe sa détermination. La nature humaine ne s'est jamais adaptée à la solitude. Elle ne peut survivre sans une âme à ses côtés. Elle a besoin d'être épaulée, guidée, par quelqu'un d'autre pour ne pas être vouée à l'échec. T'étais vouée à l'échec. Tu l'es toujours puisque la solitude habite tes entrailles. Chaque être est voué à l'échec. Certains, plus que d'autres, ont du mal à l'accepter et lutte avec acharnement contre cela. toi tu te berces de douces illusions dans lesquelles plus jamais tu ne seras condamnée à airer, telle une âme en peine. Tu tentes de te persuader que maintenant que tu as William, jamais plus tu n'auras la peur de la solitude. Celle-ci est tellement plus agréable lorsque tu peux l'accueillir avec quelqu'un. Être seul à deux est bien mieux que seul. Mais tu es naïve. Au fond tu sais très bien qu'il ne comblera jamais l’absence d'affection que tu ressens. Il faudrait des années et des années d'amour pour rattraper le temps perdu. Le temps où tu as dû t'aimer assez pour supporter les railleries et l'abandon.

Au fond tes parents biologiques avaient probablement toutes les raisons de te laisser à une église ou un foyer, peu importe. Ils avaient surement murit cette idée pendant des jours, se maudissant, s'insultant de tous les mots de vouloir abandonner la prunelle de leurs yeux. Ou peut-être en avaient-ils tout simplement rien à foutre. Aucun remord, jamais. Il faut être sans coeur, sans âme, pour oser abandonner son enfant. Mais peu importe. A quoi bon garder de la rancœur à l'égard de personnes que jamais tu ne verras de ta foutue vie? Tu t'en fous. T'as ce collier avec ce loup. C'est la seule chose à laquelle tu as besoin de te raccrocher. T'oses même pas imaginer si tu le perdais. T'en mourrais. Probablement. Ou une part de toi s'éteindrait, cette part profondément enfantine que tu peux posséder, contre toute attente. Tu pourrais grandir, soudainement et ne plus ressentir de peine. Devenir insensible à la souffrance.

Cette âme perdue que tu avais croisé dans la forêt, au bord du gouffre, était ton salut. C'était la preuve que tu étais incapable de ne rien ressentir. Tout était décuplé, tout était plus instinctif. Cet homme, dans son infinie douleur avait fait vacillé ta flamme. Il fallait que tu l'aides, avec toute la bonté et la naïveté que tu avais. Tu devais venir à son secours, peu importe la raison de son mal-être. Tu ne pouvais pas le laisser se faire du mal. Personne ne mériterait de se faire souffrir pour mettre fin à une douleur psychologique. Pas même le pire des monstres, si ils existaient ailleurs que dans la littérature ou dans la cinématographie. Ta foi en l'humanité était bien trop grande pour te laisser bercer par l'illusion de la monstruosité. Non. L'Homme, aussi con et dégénéré soit-il, est profondément bon.

Dans la plus grande des douceurs, tes doigts s'étaient soudés autour de son poignet, avaient caressé son visage, rappant sur sa barbe. Ton regard perdu s'était encré dans le tiens et tu frémissais sous tant d'intensité et tant de douleur en un seul être. Cet homme était beau et touchant dans son désespoir.

« Mi nombre es Derek y yo entiendo usted … »

Tu esquissais un léger sourire en entendant l'accent espagnol s'évader des lèvres du jeune homme. Cela faisait des mois que tu n'avais pas entendu un mot d'espagnol. Une vague de nostalgie t'envahit soudainement, te projetant à nouveau en France, en plein cours d'espagnol. Tu poussais un léger soupir avant de récupérer un visage rassurant. L'homme au désespoir s’appelait donc Derek. L'idée de le prendre dans tes bras lui plut et il s'approcha lentement de toi, écorchant ses genoux contre le sol pour resserrer la distance entre vous. Tes bras passèrent doucement autour de lui. Tu vins alors poser ta tête contre son épaule, caressant dans un geste tendre son dos.

« Quiero en final la vida de este monstruo ... »

Tu grimaçais alors qu'il se pointait du doigt, se désignant comme le monstre. Tu réprimais un grondement, ne supportant pas l'idée que quelqu'un puisse se définir de la sorte. D'autant plus un homme qui paraissait, à cet instant précis, dépourvu d'une quelconque animalité ou méchanceté. Il paraissait brisé par la vie, écroulé sous le poids des contraintes. Il semblait purement inoffensif. Ta main droit vint doucement caresser ses cheveux, sans pour autant briser l'étreinte. Ses mains vinrent à leur tour prendre possession de ton visage. L'odeur de son sang te fouetta alors que celui-ci était déposé sur tes joues en même temps que ses mains. Tu ne pus t'empêcher de grimacer, de douleur et de dégout.

« Quiero tus labios... »

Dans un geste purement désespéré il captura tes lèvres, volant un baiser au gout amer de solitude et de tristesse. Tu prolongeas avec tendresse et amour ce baiser empli de sentiments, hurlant à une réponse positive, à un appui, à une tendance rassurante. Finalement, tu te reculais doucement, plongeant à nouveau ton regard dans le siens.

" Escuchame, no eres un montruo... Eres solamente una alma en pena que quiere ayuda. Estoy aquí, voy a quedar aquí, te lo promete. "
écoutes moi, tu n'es pas un monstre... tu es seulement une âme en peine qui veut de l'aide. je suis là, je vais rester ici, je te le promet.

Une fois de plus tu posas tes lèvres doucement sur les siennes avant d'aller embrasser sa joue, parcourant ses cheveux de tendres caresses. Tu sentais son âme transparaître à travers ses battements de coeur ralentis. Tu sentais son loup gronder. Ta louve le sentait, du moins. Elle trépignait, mal à l'aise. Mais dans l'immédiat, elle n'était pas ta préoccupation principale. Il fallait que tu sauves cet homme, ce Derek.

Tu repris l'anglais, étant un peu plus calme qu'auparavant.

" Dis moi ce qui tord ton coeur au point que tu veuilles en finir... "

Tes yeux dorés firent une apparition rapide pour tenter de le mettre un peu plus en confiance, par pur automatisme. Peut-être que le fait que tu sois une louve allait faciliter la confession. Peut-être pas, d'un autre côté mais tu étais désespérée et tous les moyens étaient bons pour lui ôter un peu sa douleur.

" Je ne te jugerais pas et rien ne sortira de cette forêt. C'est entre toi, et moi. Laisses moi t'aider, laisses moi te sauver de ton chagrin du mieux que je le peux. "

-Et laisses moi évacuer mon propre chagrin par la même occasion.-

Sauveuse d'une âme en peine, comblant la solitude d'un loup déboussolé.
 

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MessageSujet: Re: no one can save me.    Mar 15 Avr - 16:58

never leave me, promise me ~
Mad&Derek

Lâcher prise. Ne plus penser. Juste tomber. Se laisser porter par le vent. L’écouter te murmurer aux oreilles combien la chute sera douloureuse. Mais tant pis. Tu devais sauter. Tu devais mettre un pied devant l’autre jusqu’au bord du précipite. Euphorique un instant quant à la sensation que tu aurais lorsque ton corps glissera jusqu’à sa tombe. Et puis, le vide. Dans ton esprit. Comme devant toi. Le paysage est fade, sans vie. Ton corps n’est qu’un élément du décor, quelconque, éphémère. Son utilité sera la même, ici, en haut, comme là-bas, en bas. Juste lâcher prise. Regarder encore une fois en bas, le chemin à parcourir. Regarder derrière, le chemin déjà parcouru. Le chemin déjà parcouru était long, celui à faire beaucoup plus court et cela te rassurait, en partie. Cela te disait qu’il ne restait pas beaucoup de pas à faire. Juste un. Juste un et la chute commencerait. Prendrait fin sous ton dernier souffle. Sous ton dernier battement de cil.
Et si cette mort n’était pas assez douloureuse ? Si cette mort était trop douce pour toi ? Tuméritais quelque chose de douloureux, de meurtrier et d’en aucun cas doux. Pour ce que tu avais fait. Pour le sang que tu avais versé. Pour tout cela, tu ne devais pas te permettre de quitter la terre dans une douce mort. Tu avais promis à ta famille que tu payerais pour ce que tu avais fait. Et tu le payerais. A la grandeur de ce que tu leur avais fait. Cette douleur de savoir que tu étais responsable de les avoir perdus n’équivalait à aucune mort, même des plus affreuses.

T’étais là où l’on t’avait poussé, sur la route du désespoir. T’étais dans le néant, voyant à peine cette douce personne qui tentait de te sauver. Douce enfant, vas t’en loin de cet être. Cet être si sombre. Tu portais la malédiction et ne désirais pas qu’elle en subisse le sort. Tu amenais la mort et tu ne voulais pas porter son sang. Tu lâchais un gémissement lorsqu’elle touchait tes cheveux, endroit plus que sensible pour toi avant de tenter de l’embrasser. Non tu ne tentais pas, tu le faisais. Tu ne pensais pas du tout à ce que voulait dire ce baiser dans le ‘vrai’ monde. Sa signification pour toi était symbolique. C’était un signe de grande détresse, un appel à l’aide. Tu ne fus jamais doué avec les mots, arrivant à t’exprimer avec les gestes. Alors tu le lui montrais, tu le partageais. De ce baiser où tu tentais de t’accrocher à elle. Tu l’observais, redevenu silencieux. Tu tentais de savoir pourquoi elle te venait en aide. Tu n’étais pas spécial. Tu n’étais même pas à sauver. Pauvre épave que l’on continuait de couler. Juste par plaisir.

Tu l’écoutais, d’une oreille attentive. Cela te permettait de ne pas entendre les grognements de ton loup qui te hurlait de plonger ce couteau dans ta poitrine. Tu fermais alors les yeux, te laissant guider, donnant ta confiance à une inconnue. Alors que tu disais avec fermeté ne donner ta confiance à personne, la garder pour toi, égoïstement. Tu le lui offrais, la jetant au pied de cette jeune femme aux lèvres salvatrices. Un autre gémissement te fut arraché alors qu’elle continuait de toucher à tes cheveux. Mais jamais tu ne lui disais de s’arrêter. Jamais tu ne la repoussais. Tu en étais pas foutu, pas capable. Non, tu n’étais pas capable de repousser cette douce innocente. Tu te laissais faire, laissant ta tête se pencher pour appuyer un peu contre sa main, demandant silencieusement plus d’attention. Tu en avais besoin d’attention. Pour ne pas simplement sombrer en cette sombre nuit de printemps. Tu rouvris les yeux à ses mots, plongeant ton regard dans le siens et observais sans un mot le changement de ses iris. Une Bêta.

Tu devrais te méfier. Peut-être aurais-tu dû te méfier. Les Bêtas étaient entraînés pour tuer les Omégas dès qu’ils en trouvaient un sur le territoire de leur Alpha. Tu déraillais, oubliant cela. Tu t’en fichais. Qu’elle te tu, tu n’en avais rien à faire. Tu voulais rester près d’elle, t’accrocher à sa peau de porcelaine. La laissant prendre ton oxygène si elle le voulait. La laissant faire couler ton sang si elle le voulait. Tu t’en fichais. Tu refermais juste les yeux, gardant ton silence, l’autorisant à parler. Sa voix te permettait de ne pas sombrer. Mais elle voulait que tu parles. Tu ne désirais pas te confier. Cette peine que tu accumulais, jamais tu ne la ferais partager avec d’autres. Tu n’avais jamais rien dit à William même si celui-ci tentait de t’arracher la cause de tes maux. Il les trouverait tout seul, tu n’en doutais pas. Mais elle, elle voulait que tu parles. Un instant, tu ne faisais que rester là, contre sa main, les traits sans expressions, les yeux clos. Tu semblais ne plus être là. Tu semblais mort. Est-ce que cette vision était bien ? Est-ce qu’il fallait la mettre en pratique ?

« Rechace le. Traté de pedir disculpas pero las palabras no salieron de mi boca. »
( je l'ai rejeté. j'ai tenté de m'excuser mais aucun mot ne sortait de ma.)

Toute une phrase, avec même une virgule. Elle en avait de la chance. Tu exposais ta souffrance avec des mots, même si tu buttais sur certains, cherchant leurs bonnes traductions mais tu avais des faux. Tu n’avais pas parlé dans cette langue depuis longtemps et cela semblait ce voir même si tu tentais de le cacher. Tu tentais encore de t’approcher d’elle, forçant sur tes muscles qui semblaient être figés. Tu avais besoin de sa présence. Ton front vint rencontrer son épaule alors que tu te permettais de prendre appuie sur elle, juste un instant. Juste te permettre de souffler, un instant.

« Rechace mi compañero ... »
( j'ai rejeté mon compagnon …)

Un sanglot fit trembler tes lèvres un instant mais tu te refusais de pleurer. Jamais tu ne pleurerais. Tu avais seulement pleuré après la mort de ta famille et tu ne te permettrais plus jamais de pleurer. Car les larmes n’étaient faites que pour les faibles. Mais tu en étais un. En cet instant et depuis que tu avais sentis ton cœur se briser sous le rejet. Tu n’étais plus fort. Tu pouvais donc te permettre de pleurer ? Non. Tu étais censé être fort. Plus fort que ces gouttes salées qui parcouraient discrètement tes joues. Tant qu’elle ne les voyait pas dans la pénombre de la nuit propice, tu étais sauvé. Qu’adviendrait-il si elle les voyait ? Te prendrait-elle pour faible ? T’abandonnerait-elle ? Comme tout le monde. Non. Tu ne voulais pas. Tu t’écartais d’elle rapidement, te mettant dos à elle, la tête basse. Pour qu’elle ne tente pas de comprendre, tu demandais :

« Y tú, ¿ por qué sufres ? »
( et toi, pourquoi souffres-tu ?)

Qu’elle parle et t’oublis. Qu’elle te montre que tes problèmes ne sont rien. Que tu ne mérites aucune compassion, aucune attention.
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MessageSujet: Re: no one can save me.    Sam 19 Avr - 8:59



no one can save me
mady & derek


Tu te sentais faible. Faible, pliant sous le vent qui caressait ton âme décharnée. Tu cherchais à te raccrocher à quelque chose mais c'était impossible. Ta chute avait déjà commencer. Tu le sentais. Lentement le poison envenimait tes veines, l'infectant. Bientôt, la gentillesse qui pouvait tirer tes traits ne serait plus qu'un lointain souvenir. William te désirait mauvaise et tu le désirais tout court. Tu voulais le satisfaire, inconsciemment. Ta louve était sous son emprise psychique. Elle ne pouvait pas lui résister. Et elle ne voulait pas lui résister. Elle était envoûtée par un charme plus puissant qu'elle. Elle était éprise de son loup, de son alpha. Elle l'aimait comme on aime un frère, comme on aime un ami. Elle avait réussi à combler sa solitude à ses côtés. Elle était plus calme et à la fois plus forte avec lui à ses côtés. Tant mieux.

Derek, à ce moment précis, était ton salut. Dans cette période étrange que tu traversais, il était la possibilité de se rattraper à quelque chose de concret, de ne pas complètement sombrer. Tu voulais garder l'esprit clair, le cœur sain. Tu voulais avoir des paroles censées, tu voulais aider quelqu'un. Peu importe comment. Si tu devais te blottir éternellement contre lui, alors tu le ferais. Si tu devais lui susurrer des mots réconfortants alors tu t'y plierais. Tant que tu n'as pas l'occasion de faire de mal à quiconque. Tu voulais le sauver. Tu voulais te sauver à travers lui. Penser tes blessures et faire guérir les siennes. Ce n'était pas un désir passager. C'était quelque chose de constant, opprimant chacune de tes respirations. Tu pouvais plus penser sans que tes blessures ne saignent et bouleversent la quiétude du moment. Tu ne pouvais sans doutes plus être sauvée mais qu'en était-il des autres? Ils pouvaient être sauvés. Tu pouvais tenter. Essayer. Réussir. Tu voulais que le Bien soit encore dans chaque inspiration. Tu voulais être une bonne personne. Tu ne voulais pas être la bête. L'animal. Tu voulais être Madelaine, l'humaine. C'était rejeter ta nature en quelque sorte. Tu la rejetais autant que tu te raccrochais à elle. Tu l'enlaçais tendrement, lui déversant dessus toute la haine que tu peux avoir à son égard. Tu hais ta louve. Tu es sa mauvaise foi, sa noirceur mais tu aimes sa malice. Tu aimes son espièglerie. Tu aimes être une louve. Après tout, tu t'y étais adaptée.

Ses lèvres contre les tiennes provoquèrent un râle sourd de la louve. Elle sentait cet ... Omega. Ce loup perdu. Ce loup solitaire. Et elle n'aimait pas ça. Sans doute son sens du groupe lui empêchait de désirer voir un autre seul. Alors elle acceptait son loup. Son loup en peine, son loup déchiré et déchirant. Elle lui hurlait silencieusement de lui faire confiance, de lui accorder le bénéfice du doute. Elle sentait sa hargne et sa détermination à briser chaque part heureuse de ce jeune homme. Elle lui murmurait de ne rien faire. Elle lui faisait comprendre que tu allais tenter de récupérer cette part de lumière. Il était accroché de toi. Il cherchait un moyen, lui aussi, de ne pas sombrer. Il avait les traits étirés par la douleur. Il avait la douceur et la tristesse d'un enfant. Son regard trahissait sa peur alors il les ferma, t'ôtant la possibilité de comprendre ses sentiments. Pourtant tu les ressentais, encore. Frappée par cet aura de rage et de désespoir.

« Rechace le. Traté de pedir disculpas pero las palabras no salieron de mi boca. »

Tu approchais lentement de cet homme dont la tragédie la plus profonde tiraillait ses entrailles. Tu caressais doucement sa joue, cherchant à lui apporter chaleur et réconfort, fronçant doucement les sourcils. Il était perdu et sa peine te tordait. Tu n'aimais pas voir les autres souffrir. Voir une âme en peine quasiment mise à nu t'empêchait de bien penser, de bien réfléchir ou d'avoir de mauvaises pensées. Tu étais bouleversée. Sa tête vient doucement se poser contre ton épaule et tu retins ton souffle un instant, contre lui.

« Rechace mi compañero ... »

Tes sourcils se fronçaient un peu plus. Tu n'avais peut-être pas toutes les notions nécessaires sur les loups garou mais à l'intonation qu'il utilisait et à l'état dans lequel il était, tu en déduisais que ce n'étazit pas n'importe quel lien. C'était quelque chose qui liait deux âmes. Son loup avait perdu son accroche et en voulait à Derek. Tu comprenais, à peu près. Tu cherchais à comprendre du moins. Peut-être ne seras-tu jamais capable de comprendre à quel point un lien entre deux personnes peut être fort et extrêmement puissant. Tu te contentais de l'amitié, dans l'immédiat, ne cherchant pas forcément à trouver l'amour. Ta louve n'était pas prête à te laisser approcher de n'importe quel homme. Elle savait ce qu'elle voulait et elle savait le faire comprendre. Elle n'aimait pas. Elle, elle s'accrochait, ressentait des sentiments forts et incontrôlables mais jamais elle ne se laisserait à aimer consciemment quelqu'un.  Tu entendis ce sanglot étouffé qui convulsait son corps mais tu n'en fis rien. Il se détourna, se mettant dos à toi. Tu soupirais doucement. Tu sentais sa solitude et son souhait d'être consolé mais tu ne bougeais pas, baissant les yeux.

« Y tú, ¿ por qué sufres ? »

Un léger rire fit trembler tes douces lèvres roses. Tu fermais les yeux. Tant de questions se bousculaient dans ton esprit. Tu étais incapable de les résoudre et pourtant tu allais être obligée. Il fallait que tu les résolves si tu ne voulais pas finir dingue, possédée par des questions faussement existentielles. Tu avais besoin de comprendre. Et puis cette pleine lune te revint en mémoire. L'odeur du sang se faisant encore plus vivace dans ton esprit qu'elle ne l'était à l'origine. Tu sentais la chair se déchirer sous tes crocs. Tu sentais la peur qui régnait dans l'air. Tu frémis violemment.

" C'est tellement futile... J'en aurais presque honte...."

Tu parlais à un loup qui lui avait perdu la moitié de son âme. Toi, tu n'étais qu'une humaine coincée avec une louve que tu ne désirais pas. Tu étais devenue sanguinaire et tu avais arrêter le coeur d'un pauvre enfant. Tu n'avais pas à te plaindre d'être une louve alors que sans doute lui aussi était passé par là. Tu ne le connaissais pas, t'en savais rien.

" Je.... Je supporte pas ma condition... Je comprend rien à ce qui peut m'arriver, j'ai des tonnes de question et aucune réponse.... Et je me sens seule. Bêtement. C'est stupide de se sentir seul, j'en ai conscience, d'autant plus quand on a des gens qui peuvent nous entourer et tout mais... Je peux pas réprimer ce sentiment..."

Tu t'avançais vers lui, posant ta main sur son épaule pour qu'il se tourne vers toi et tes yeux témoignaient alors de leur bleu roi. Tu te mis à légèrement trembler, dévoilant ta noirceur à cet étranger.

" Je ne voulais faire de mal à personne... C'était la seule chose que je m'étais promise... Ne jamais faire de mal à quelqu'un et j'ai échoué... "

Si lui réprimait ses larmes, toi tu te laissais aller. Une première perle glissa le long de ta joue pour aller s'écraser contre le sol. Tu inspirais légèrement avant de baisser les yeux.

" Je dois sans doute te faire pitié..."

Parce que tu étais une louve faible. Tu étais terriblement faible et désemparée.


 

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no one can save me.
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